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Actualité

Cart’Afrik Reportage Mombasa, ville carrefour

Ville à l’identité multiple, legs des nombreuses puissances colonisatrices qui ont occupées sans jamais réellement la posséder, Mombasa est aujourd’hui un pôle économique régional majeur, rythmé par le port de Mombasa. Plus que jamais, une ville carrefour. 

Par Bilkiss Mentari, à Mombasa

Salam. Salutation d’usage à Mombasa, ville à majorité musulmane. Terre avant tout swahili, le marqueur identitaire dominant dans cette ville carrefour où se mêlent mosquées, temples hindous et églises. Témoins du brassage culturel de la ville. 

Baptisée Menbapar l’explorateur Ibn Battûta

Un melting-pot, legs de l’histoire et du passage des nombreuses puissances colonisatrices qui ont occupées Mombasa sans jamais réellement la posséder. Ouverte sur l’Océan indien, la ville attire les voyageurs depuis bien longtemps. Dont le célèbre explorateur marocain Ibn Battûta, qui lui donnera son nom, Menbsa, en arabe, qui deviendra, après le passage des Portugais, Manbacapuis Manbasa. Ces derniers, s’ils commenceront par piller la ville, finiront par s’y établir, et bâtiront, entre autres édifices, Fort Jésus, qui établira la ville comme comptoir commercial sur la route des Indes. 

Si aujourd’hui l’édifice n’est plus qu’une des principales attractions touristiques, la dimension commerciale a demeuré. Voir, s’est étendue avec le Port de Kilindini dont l’activité a été développé sous l’ère britannique, pour devenir aujourd’hui le principal hub portuaire régional, notamment depuis les travaux d’agrandissement et de modernisation qu’il a connu en 2012. 

Un pôle économie régional majeur rythmé par le port de Mombasa



Mombasa est avant tout un pôle économie régional majeur rythmé par son port, pont entre l’Afrique de l’est et du centre, et le reste du monde ; seule voie d’accès pour les pays enclavés de la région (Rwanda, Burundi, Ouganda, etc.). Avec près de 30 millions de tonnes de marchandises qui transitent par là tous les jours. « Une minute du bateau à quai » martèlent les employés de KPA, l’autorité qui régule l’infrastructure. Autrement dit pour décharger les conteneurs des navires vers le quai. Une cadence imposée pour maintenir son positionnement, menacé par Dar El Salam. Désormais, doté d’un guichet unique, d’un second terminal, il affiche de nouvelle ambitions : plus de 76 millions de tonnes en 2047 et devenir ainsi le premier port d’Afrique. 

Un point de passage entre Orient et Occident ; Afrique et monde arabe

En attendant, Mombasa reste avant tout une ville de transit. Si près d’un million de personnes y résident_ ce qui en fait tout de même la deuxième ville du pays après la capitale Nairobi_, des milliers d’autres y passent chaque année. Pour une escale balnéaire entre deux safaris, traverser la région, faire du business… Ce qu’elle n’aura jamais cessé d’être tout au long de son histoire. Un point de passage entre Orient et Occident ; Afrique et monde arabe. L’architecture contemporaine locale, harmonieuse cohabitation entre les influences africaines, les arts islamistes hérités de la période Omanaise, ou encore européennes. Un passage au marché aux épices, dans la vieille ville, défraichie mais authentique, rappelle l’influence indienne, grandissante. De même que les restaurants locaux qui proposent également dans leur carte des spécialités éthiopiennes très appréciées des résidents comme des touristes occidentaux en quête d’exotisme. 

Tous, touristes comme affairistes ne manquent l’occasion d’aller se balader sur les plages de sables fins qui ont fait la réputation de Mombasa. Shelly Beach et ces nombreux hôtels de luxe qui offrent une vue imprenable sur le lagon coralien sont affichés comme un arrêt incontournable par les tours opérateurs. Aux programmes, sports extrêmes, très en vogue, découverte de la faune locale dans les parcs environnants ou du patrimoine culturel. Avant tout, une escale hors du temps, loin de la frénésie de la ville de Mombasa. Ce bout du monde qui offre en partage une partie de ce monde…