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Burkina : Trading, une alternative au chômage des jeunes

Le Foreign Exchang (FOREX) est un vaste marché virtuel mondial où plus de 4 mille milliards de dollars fluctuent quotidiennement. Pour bénéficier de cette opportunité,  de plus en plus,  des jeunes burkinabè issus de toutes les catégories sociales et professionnelles, se sont lancés dans le trading, sous la supervision de formateurs aguerris dans le domaine.

«Le pauvre et le riche vivent dans le même monde. Nous avons la capacité de transformer les abruties en génies !», assure Berassou Kouadio, formateur en trading chez Global Business Management Institut. Aux centaines de jeunes réunis dans la salle de conférence d’un hôtel de la capitale burkinabè, Ouagadougou, le jeune formateur insiste : «Les Africains doivent commencer à faire confiance à leurs frères coaches», a-t-il lancé appelant les jeunes à sortir des chantiers battus pour affronter les réalités de ce monde où, seuls les plus entreprenants verront le bout du tunnel.

« Si aujourd’hui des milliers de jeunes burkinabè entreprennent dans le trading, le pays va bénéficier des retombés »

«Imaginez que chaque jour sur le marché de FOREX, il y a plus de 4 mille milliards de dollars qui fluctuent. Donc un trader qui se forme et qui a les compétences pour aller sur le marché peut profiter…si aujourd’hui des milliers de jeunes burkinabè entreprennent dans ce domaine, le pays va bénéficier des retombés »,  a déclaré pour sa part Baperma Ipolite Sombié, formateur et spécialiste du trading membre fondateur de KAMAFOREX ACADEMY.

De l’avis de ce dernier, de plus en plus, les jeunes burkinabè se rabattent sur le marché du trading. « Ils sont nombreux à nous contacter pour des séances de formation et des conseils. Nous en avons formés qui volent de leurs propres ailes aujourd’hui et qui ne se plaignent pas. »

Le trading, un palliatif au chômage des jeunes

Selon ces confidences, la somme minimum pour un trader débutant au Burkina Faso est de 25000 francs CFA par jour. « Ce qui est intéressant pour notre pays,  est que,  c’est de l’argent qui vient d’ailleurs », s’est-t-il félicité.

Au Burkina Faso, selon les statistiques officielles, plus de 40% des 18 millions d’habitants vivent avec moins d’un dollars par jour. A cela s’ajoute un taux élevé de chômage, notamment chez les jeunes. En effet, le taux de chômage est estimé à 6,6% de la population active, âgés de 15 ans et plus, indiquent les résultats d’une enquête multisectorielle publiés en début-janvier. Ce taux est de 8,6% chez les jeunes de 15 à 24 ans. Il est encore plus de élevé chez les jeunes filles (30%), selon l’étude.

Le taux de chômage reste très visible chez les actifs ayant le niveau d’éducation secondaire second cycle technique (23%). Quant aux taux net d’activité, il se situe à 67,9% au plan national. Ce taux est plus élevé en milieu rural (69%) qu’en milieu urbain (64,8%). Force est de constater que ces actifs ont un emploi précaire de façon générale.

Pour Ipolite Sombié le trading est donc un palliatif au chômage des jeunes. Cependant,  il reconnait  qu’une bonne partie de la population ignore ce marché qui existe pourtant depuis le 18è siècle.  Certains l’assimilent à de la loterie.

Formation et prudence pour être un bon trader

Soulignant les opportunités offertes par le marché du FOREX, M. Sombié précise que les riches vivent sur les intérêts qu’ils produisent. « Le marché est là, mais il ne faut pas être gourmant, si vous êtes un néophyte », nuance-t-il. Car, « plus tu gagnes, plus tu veux gagner. Ce que nous conseillons c’est de sortir chaque jour après avoir gagné ». La formation de  KAMAFOREX ACADEMY permet aux particuliers de s’auto employer dans le trading, ou de suivre leurs investissements.

« Nous formons des gens qui peuvent voler de leurs propres ailes. Mais il y a des gens aussi qui nous confient leurs investissements. Nous faisons le trading pour eux sur la base d’un contrat, qui nous lie », a expliqué Sombié rassurant que le taux d’intérêt annuel est de 100% pour un dépôt compris entre 250 000 FCFA à 25 500 000 FCFA.

« Une très belle opportunité pour la jeunesse africaine et pour la jeunesse burkinabè en particulier »

Les jeunes qui ont suivi la première séance de formation se réjouissent : « j’ai trouvé la formation très bénéfique c’est vraiment une très belle opportunité pour la jeunesse africaine et pour la jeunesse burkinabè en particulier. Il est vrai que nous jeunes, nous avons vu certaines autres opportunités. Mais ça, c’est un investissement dans le court et le long  terme. J’invite les jeunes à s’intéresser au projet. Je me suis déjà lancé dans le trading. Mais je vais intensifier la formation pour approfondir mes connaissances», confie Zonou Youani, jeune entrepreneur.

Issouf Ouédraogo, un étudiant,  qui a vu ses compétences renforcées au terme de deux semaines de formation se dit prêt à repartir sur le marché du FOREX. « Je m’exerçais après une autoformation en ligne. Je ne gagnais pas une forte somme par jour mais je ne perdais pas. Maintenant je pense que les choses vont aller mieux», croit-il, attestation de formation en main.


 

Dramane Traoré

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