Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Le dossier du mois

Burkina Faso  «L’objectif de Schneider Electric : aider à la structuration des compétences liés au secteur de l’énergie »

Au Burkina Faso, la demande d’énergie est forte mais le pays ne dispose pas d’assez de techniciens aguerris pour accompagner les ménages et les entreprises. Mûpar ce constat, l’entreprise française de gestion d’énergie et des automatismes, Schneider Electric, sollicité par Initiative France, a financé à hauteur de 70 millions de FCFA (environ 107 000 euro), la formation de 80 créateurs d’entreprises informelles du secteur de l’énergie au Burkina Faso.

Par Ibrahima SANOU, à Ouagadougou

Le projet est porté par Initiative France au Burkina Faso et son partenaire Initiative Burkina Faso, tous deux piloté par Siprien Kaboré qui note que la question de l’énergie se pose avec acuité au Burkina Faso.  «Si en milieu urbain, on a des problèmes pour couvrir l’ensemble des ménages, en milieu rural, c’est encore pire. Malheureusement, nous n’avons pas assez de professionnels pour porter ce secteur rentable». Le projet a vu le jour en novembre 2018 par la signature d’un partenariat entre Schneider Electric et Initiative France. Le montant total du projet est d’environ 70 millions de FCFA (environ 107 000 euro)financé à plus de 64 millions FCFA (environ 98 000 euro)par Schneider Electric et complété par Initiative France à environ 6 millions de FCFA (environ 9 000 euro). «L’objectif de Schneider Electric, c’est d’aider à la structuration des compétences liés au secteur de l’énergie au Burkina Faso parce que nous nous sommes aperçus qu’il y avait une inadéquation entre la main d’œuvre locale et les demandes de l’industrie» a déclaré Diane Le Goff, responsable formation et entrepreneuriat Afrique de Schneider Electric.

Deux ans pour la mise en œuvre du projet

La période de mise en œuvre du projet va depuis la signature des conventions en novembre 2018 jusqu’au 31 décembre 2020, soit deux ans. Selon le coordonnateur Pays de Initiative France Siprien Kaboré, le partenariat permet de former, d’équiper et d’appuyer des jeunes informels qui s’intéressent dans le secteur de l’électricité mais qui ne sont pas des entrepreneurs hautement qualifiés. Pour la sélection et la formation des 80 jeunes devant bénéficier du projet, Initiative France et son collaborateur Initiative Burkina Faso se sont appuyés sur quatre Initiatives locales existants dans quatre villes. Il s’agit d’Initiative Ouagadougou, Initiative Bobo-Dioulasso, Initiative Tenkodogo et Initiative Plateau central. Ces Initiatives locales ont été chargées de  faire l’appel à candidature et réunir les conditions pour la bonne tenue des différentes formations. La formation a été assurée dans les deux principales villes du pays. Dans la capitale Ouagadougou, a eu lieu la formation des jeunes venus du Plateau central, de Tenkodogo plus ceux Ouagadougou. Les jeunes sélectionnés par Initiative Bobo-Dioulasso, ont été formé dans cette ville. Après une phase de présélection, les 80 meilleurs jeunes en raison de 20 dans chacune des quatre Initiatives du pays d’une tranche d’âge variant entre 18 et 35 ans ont été retenus et formés. Selon son directeur exécutif Dr Amidou Sawadogo, Initiative Ouagadougou, a reçu 42 dossiers parmi lesquels, ils ont présélectionné 25 entrepreneurs qu’ils ont formés. «La formation a duré une semaine et à l’issue de laquelle, nous avons présélectionné les 20 meilleurs pour pouvoir les financer pour la mise en œuvre de leurs projets énergétiques». A l’issue de la formation, les jeunes entrepreneurs retenus ont monté leurs plans d’affaires qui ont été retravaillés par les chargés de mission de leurs Initiatives respectives. Le coordonnateur Pays Initiative France Siprien Kaboré, note qu’après la maturation des plans d’affaires, ces derniers sont analysés et validés  par un comité d’agrément mis en place à cet effet. «Les Initiative Tenkodogo et Ouagadougou ont déjà tenu leur session de comité d’agrément qui ont validés  les plans d’affaires à même d’être financés. Quant à Bobo-Dioulasso et le Plateau central, ce sera fait incessamment».

32 millions de FCFA de prêts (environ 49 000 euro) pour les jeunes entrepreneurs

Sur les 70 millions de FCFA, 32 millions de FCFA (environ 49 000 euro) sont réservés pour le financement des entrepreneurs. Une somme nommée prêt d’honneur remboursable sur un délai de deux ans à partir de sa date de réception. Chaque entrepreneur bénéficiera d’un prêt d’honneur de 400 000 FCFA (environ 611 euro) dont les 25% ont été déjà versé au niveau de chaque Initiative locale par Initiative France qui gère le financement du projet. Siprien Kaboré souhaite que d’ici le 15 Novembre prochain, l’ensemble des jeunes entrepreneurs entrent en possession de leurs Fonds et se mettent au travail. Après la remise des prêts d’honneurs, initiative France assurera l’appui accompagnement des  jeunes entrepreneurs pour la réussite de leurs activités. Pour Siprien Kaboré, ces jeunes deviennent leurs partenaires, qu’ils pourraient orienter par la suite auprès des banques pour qu’ils aient des millions pour faire grandir leurs affaires. «Nous allons suivre ces entrepreneurs pour que leurs activités soient pérennes afin qu’ils aient leurs entreprises, avec leurs registres de commerces, leur numéroidentifiant financier unique (IFU) enregistré correctement et qu’ils fassent des prestations fort louables et fort rentables». Adama Diarra bénéficiaire du prêt d’honneur sous la coupe d’Initiative Ouagadougou, promet d’en faire bon usage. «Nous allons mettre à profit la formation reçu en utilisant judicieusement les fonds obtenus afin de les rembourser à temps et d’évoluer dans notre métier d’électricité».

Par Ibrahima SANOU à Ouagadougou