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Burkina Faso : l’instauration de quatre nouvelles taxes fustigée

La société civile burkinabè a dénoncé vendredi 19 août, l’instauration de quatre nouvelles taxes, notamment sur  les jeux du hasard, l’importation des véhicules de tourisme de plus de 13 chevaux, la bière (alcool) et les propriétés bâties et non bâties, qui entreront en vigueur le 1er septembre prochain.

Selon le directeur général des impôts du Burkina Faso, Adama Badolo, cette nouvelle réforme fiscale devrait permettre à l’Etat de récolter près de 8 milliards de FCFA par an.  Mais la Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC), principale plateforme des organisations de la société civile, est montée aux créneaux  estimant pour sa part que les travailleurs burkinabè à travers l’Impôt Unique sur les Traitements et les Salaires (IUTS), et ce depuis  les années 1970, payent régulièrement leur impôt direct (impôt retenu à la source) et sont contraints de payer en plus, des impôts indirects, notamment la TVA (18%) sur les marchandises qu’ils achètent chaque jour. Et d’ajouter que les prélèvements cumulés (IUTS, TVA, etc.) se situent entre 30 et 40% du revenu de chaque travailleur burkinabè.

Pourtant  le directeur général des impôts, Adama Badolo, soutient que ces nouvelles taxes n’ont qu’un seul but: améliorer le niveau des ressources propres de l’Etat  pour donner les moyens à l’Etat de subvenir aux besoins des populations. Il a fait remarquer  que le Burkina Faso a  un taux de pression fiscale qui varie entre 14% et 15%, ce taux devrait être de l’ordre de 20% selon les normes de l’UEMOA.