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Beauty Color Africa, Marina Marâ Marville: « Le marché de la beauté est international »

A l’initiative de Marina Marâ Marville, la directrice du salon par ailleurs directrice du groupe Marâ Communication, Beauty Color Africa est un événement professionnel et grand public consacré aux univers de la beauté, de la coiffure, du bien-être et de la mode. Il aura lieu du 11 au 13 novembre 2016, dans une des capitales de la beauté, Abidjan. Consciente des enjeux socio-économiques liés au domaine de la beauté, la directrice du salon tente de faire de cette manifestation, un moment d’échanges entre professionnels mais aussi un haut lieu de découvertes pour les particuliers. ANA est allée à sa rencontre.

En votre qualité d’initiatrice Beauty color Africa, que pouvez-vous nous dire sur cet évènement tant attendu ?
Beauty Color Africa est un événement professionnel et grand public consacré aux univers des cosmétiques et de la beauté. Acheteurs et distributeurs d’un côté, passionnés de mode et amoureux des cosmétiques de l’autre…. Tous sont invités à vivre une expérience inédite avec les marques participantes. Cet événement unique est une véritable plateforme d’échanges, de réseautage et d’occasions d’affaires. C’est également le rendez-vous de la découverte des nouvelles tendances et des innovations de la beauté, des soins capillaires, des soins de la peau, de l’univers du spa et du bien-être. Bien plus qu’un salon, l’événement rassemblera, sur 3000m2, une centaine de marques triées sur le volet dans le luxueux Palais des Congrès du Sofitel Hôtel Ivoire.

Pourquoi avoir choisi le secteur de la beauté ?
Il est important de stimuler l’économie locale par l’apport d’investisseurs qui croient au développement économique de l’Afrique. Avec un marché évalué à 6,93 milliards d’euros, en 2012, et une progression d’environ 10% par an, contre à peine 4% pour le marché mondial, selon le World Retail Congress Africa 2013, le continent africain est le nouvel eldorado pour les géants de la cosmétique. Une récente étude indique qu’il devrait atteindre les 10 milliards d’euros, en 2017. Il était évident et nécessaire de développer un salon de référence tel que Beauty Color Africa pour permettre aux acteurs du secteur de la beauté de se rencontrer en Afrique subsaharienne.

Pourquoi avoir choisi Abidjan ? Est-ce du fait que la Côte d’Ivoire est propice au commerce, aux échanges, aux affaires, entre autres ?
La Côte d’Ivoire, avec sa classe moyenne, ses multinationales étrangères et ses nombreux points de distribution, allant du centre commercial à la boutique de luxe, bénéficie d’une longueur d’avance sur les autres pays francophones africains. L’arrivée de la Fnac, de Carrefour, de la construction de plusieurs centres commerciaux et de la première franchise Beauty Success font aussi de la Côte d’Ivoire un vivier d’opportunités commerciales.

Comment se déroulera ce salon ?
Beauty Color Africa est un nouveau concept qui rassemble un espace d’expositions avec une centaine de marques, un espace de rencontre d’affaires en partenariat avec Business France, un espace de conférences avec des speakers de qualité. Sans oublier un espace d’animations avec des shows incroyables programmés sur les trois jours. Sont aussi au programme les « Beauty Color Africa Awards », avec un prix spécial mode qui sera délivré par le directeur artistique, Elie Kuame. Le grand gagnant recevra la somme de 5.000 euros et une couverture médiatique sans précédent au sein des médias partenaires.

Et si on parlait un peu du développement du secteur de la beauté en Afrique. A quelle vitesse se développe-t-il ?
Le marché de la beauté en Afrique est principalement axé sur les produits capillaires et les soins du corps. Les soins du visage et le maquillage restent encore marginaux, mais se développent rapidement. Ils représentent seulement, entre 6% et 7% du marché chacun. Par ailleurs, les consommateurs alternent souvent entre l’achat de marques locales et de marques internationales qui correspondent aux différents styles de vie, aux habitudes et au pouvoir d’achat des populations locales. Par ailleurs, en Afrique, 90% du commerce passe encore par les circuits traditionnels du colportage, marchés et échoppes de rues.

Avez-vous des chiffres concernant le domaine de la beauté en Afrique ?
L’évolution du marché africain du soin et de la beauté est de 6,9 milliards d’euros et est estimé à 10,5 milliards d’euros en 2017, selon Euromonitor / Roland Berger. Parmi les grands groupes de consommation sur le continent africain, Unilever enregistre 7,1 milliards d’euros de chiffre d’affaire, un grand groupe – (OC & C). 120 millions de produits cosmétiques ont été vendus en Afrique, avec 683 millions d’euros de revenus en 2013.

Les marchés du secteur de la beauté en Afrique concernent-ils uniquement les pays africains ou sont-ils aussi tournés vers l’international ?
Je pense que le marché de la beauté est international, car la diaspora africaine est très importante à travers le monde. Beauty Color Africa se veut être le déclencheur d’un nouvel élan de prise en compte des besoins des hommes et des femmes, de peau mate à foncée, où qu’ils se trouvent à travers le monde.


Par Darine Habchi

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