Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
A la uneActualité

Analyse « L’Afrique sera le nouveau continent de Bitcoin et des cryptomonnaies »

Les différentes failles que connaissent les économies africaines feraient du continent un terrain propice au développement de la blockchain et des cryptomonnaies. C’est l’analyse développée par Africa Renewal sur le site des Nations Unies.

 

Par Bilkiss Mentari

 

 

Luno Exchange, la première bourse crypto basée en Afrique du Sud, compte aujourd’hui 1,5 million de clients dans plus de 40 pays ; des services cryptos de transfert de fonds comme Abra, GeoPay, BitMary ou Kobocoin opèrent aujourd’hui dans des pays africains ; une quinzaine d’opérations cryptos auraient débuté en Afrique, rien qu’au cours de l’année 2017… Autant d’exemples cités par Rakesh Sharma, journaliste économique et technologique, qui assure, dans Africa Renewal, le magazine publié par les Nations Unies, que l’Afrique sera le nouveau continent de Bitcoin et des cryptomonnaies.

 

« L’Afrique est rarement mentionnée parmi les plus grands marchés de la cryptomonnaie, mais elle pourrait bien voler la vedette à d’autres marchés »

 

Ainsi, selon l’analyse développé par ce dernier, les problèmes économiques de l’Afrique se présenteraient comme une manne pour les cryptomonnaies.« L’Afrique est rarement mentionnée parmi les plus grands marchés de la cryptomonnaie, mais elle pourrait bien voler la vedette à d’autres marchés. » En effet, les cryptos représentent une alternative attrayante aux politiques désastreuses de nombreuses banques centrales sur le continent africain.

 

« Les cryptos et la blockchain offrent aujourd’hui une solution aux africains qui craignent l’effondrement du secteur bancaire  »

 

Et de prendre pour exemple la forte inflation que connaissent des pays africains. « 102% de taux d’inflation entre 2016 et 2017 au Sud Soudan selon la Banque Mondiale, un taux d’inflation à 2 chiffres pour l’Égypte, le Ghana, le Malawi, le Mozambique, le Nigeria et la Zambie.Et comment oublier l’inflation « historique » au Zimbabwe en 2015 avec l’impression d’un billet de 100 trillons de dollars zimbabwéens, quasiment sans valeur. L’économie désastreuse du Zimbabwe avait poussé des Zimbabwéens à se tourner vers le Bitcoin (BTC) comme une valeur refuge. » Or, les cryptos se positionnent aujourd’hui comme une solution à cette inflation. « L’inflation n’est pas la seule raison qui pourrait expliquer l’intérêt des populations africaines aux cryptos : les cryptos et la blockchain offrent aujourd’hui une solution aux africains qui craignent l’effondrement du secteur bancaire de leur pays ou l’appropriation arbitraire de leurs avoirs par leur gouvernement. »

 

« La formule est simple : pas de cryptos sans Internet »

 

Reste un défi à relever pour favoriser le développement de la crypto : l’accès à internet, encore insuffisant. « Le taux d’utilisation de l’internet en Afrique n’était que de 22% en 2017, alors que la moyenne mondiale s’élevait à 48%, selon un rapport de l’International Communications Union. Certes, l’Afrique compterait 725 millions d’abonnés à la téléphonie mobile d’ici la fin de l’année 2020 – un fait souvent signalé comme positif pour l’adoption des cryptos – mais, la formule est simple : pas de cryptos sans Internet. »

 

« Les cryptos pourraient être encore plus perçues comme une valeur refuge en Afrique que dans d’autres régions du monde, compte tenu de l’ampleur de l’insécurité économique qui y règne »

 

Et de conclure « Si le développement des cryptos en Afrique se heure également à d’autres problèmes plus « classiques », rencontrés dans d’autres régions : la forte volatilité du Bitcoin  – crypto préférée des africains – sans oublier les crypto-scams en tout genre, les problèmes économiques de l’Afrique pourraient donc être le moteur de l’adoption des cryptomonnaies sur le continent. Les cryptos pourraient être encore plus perçues comme une valeur refuge en Afrique que dans d’autres régions du monde, compte tenu de l’ampleur de l’insécurité économique qui y règne. Les problèmes structurels comme un taux d’accès à l’internet relativement faible pourraient cependant transformer tous ces espoirs en une simple utopie. »