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Algérie : L’Etat accentue la traque contre le commerce informel

A l’heure où les prix du pétrole, desquels dépend entièrement l’économie algérienne, poursuivent leur baisse sur le marché international, le gouvernement algérien cherche à assainir la situation économique du pays. Pour y parvenir, les pouvoirs publics se sont fixés comme objectif d’éradiquer les activités commerciales informelles. Des activités considérées comme dommageables à l’économie nationale en proie à une instabilité des plus incommodantes. Ainsi le ministère du Commerce, en concertation avec celui de l’Intérieur et des Collectivités locales, ont ensemble décidé de prendre des mesures qui s’imposent. Entre autres l’interdiction des activités trabendistes et les marchés informels.

Cette bataille a commencé il y a plusieurs années, et selon les responsables du secteur, elle a déjà porté ses fruits sur le terrain. Et à en croire les chiffres du ministère du Commerce, près de 64% des marchés informels ont été éradiqués depuis le lancement de cette opération d’assainissement, en août 2012. En effet 872 marchés informels sur les 1 368 que compte le pays sont éradiqués. Des moyens de bord ont été déployés par les forces publiques qui ne lâchent jamais prise quand il s’agit de l’intérêt public. Le gouvernement algérien, conscient aussi des enjeux, a décidé de prendre des mesures appropriées pour équilibrer la situation et éviter des préjudices. C’est la raison pour laquelle 18 878 marchands ont été réinsérés dans de nouvelles combines de proximité pour y exercer en toute légalité, soit 45% à en croire l’administration centrale.

Alger, la capitale, et les régions frontalières comme Tebessa sur le frontières tunisiennes et Maghnia sur celles du royaume du Maroc, sortent toujours du lot. Ainsi, des mesures drastiques ont été décidées, dès août 2012, par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales et celui du Commerce. Ces marchés à eux seuls engendrent des pertes financières considérables à l’Etat en raison de l’évasion fiscale. « Les caisses de l’Etat sont sujettes à une crise générée par la chute des prix du pétrole sur les marchés internationaux. Pour colmater la brèche il faut recourir à l’augmentation des impôts et taxes. Chose qui se produit actuellement pour s’adapter comme il se doit à ce déclin des cours pétroliers. Aussi, la population doit comprendre que le pays traverse une période de vache maigre qui peut être marquée par la réduction dans les dépenses publiques », déclare à ANA un cadre dans un organisme financier en Algérie, sous couvert de l’anonymat.


Par Kaci Racelma