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Algérie : La surface irrigable portée à 2,3 millions d’hectares

L’Algérie portera sa surface irrigable à près de 2,3 millions d’hectares, d’ici la fin du présent quinquennat. C’est ce que visent les pouvoirs publics du pays qui comptent faire du secteur agricole l’une des priorités après la chute des prix de l’or noir. Ce projet a été validé à l’issue du dernier Conseil des ministres tenu durant la dernière semaine du mois de janvier de l’année en cours et présidé par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Cette réunion régulière a été consacrée au développement local dans les wilayas du sud et des Hauts Plateaux.

Au cours de ce Conseil des ministres, il était question aussi d’étendre la surface des terres irrigables de 1.136.000 hectares à plus de 2 millions d’hectares, à l’horizon de 2019 et assurer la sécurité alimentaire du pays. L’Algérie dispose de beaucoup de terres arables de grande qualité. Ce qui explique la valeur de la production agricole nationale qui a atteint 35 milliards de dollars en 2014. Et en conséquence, ceci permet de satisfaire les besoins du pays à 72%. Ce qu’a même confirmé le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Abdelwahab Nouri. Le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, de son côté, a déjà posé les premiers jalons du projet qui concerne son secteur. La réalisation de nouveaux barrages, l’exploitation des eaux souterraines notamment albiennes en font grandement partie. S’y ajoute également le transfert des eaux depuis les barrages déjà opérationnels.

En tenant à préciser que « la commission a finalisé le projet d’irrigation d’un million d’hectares », le ministre des Ressources en eaux s’est voulu clair en indiquant que 80% du projet concerne les Hauts Plateaux et le sud du pays. Des régions très connues pour le caractère arable de leurs terres. Cette irrigation des surfaces agricoles concernera 43% des Hauts Plateaux, 43% pour du sud du pays et 22% du nord. Là, le barrage de Taksebt dans la région de Kabylie, dans la wilaya de Tizi-Ouzou, est entré en service depuis le 5 juillet 2007.

Avec sa capacité de 180 millions de mètres cubes et un coût de réalisation de 540 millions d’euros, cet ouvrage d’art couvre déjà une bonne partie de l’Algérois. D’autres barrages sont en cours de réalisation comme celui d’Oued Ksari dans la wilaya de Tizi-Ouzou qui connait aussi la réalisation des retenues collinaires pour l’irrigation. L’Algérie est en phase de garantir sa sécurité alimentaire, à court terme


Par Kaci Racelma

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