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Afrique du Sud : Jacob Zuma de nouveau accusé d’avoir accepté des pots-de-vin

L’ex-président sud-africain Jacob Zuma, qui a été contraint de démissionner de son poste en février 2018, sous la pression de son parti ANC, en raison de scandales de corruption dans lesquels il est empêtré, a été accusé ce lundi 28 janvier d’avoir accepté des pots-de-vin de la part d’une entreprise de sécurité, à l’occasion d’un témoignage accablant devant la commission d’enquête, Zondo. Cette dernière travaille depuis août 2018 sur les scandales de l’ère Zuma (2009-2018). Angelo Agrizzi,l’ex-numéro 2 de la société de sécurité Bosasa, qui témoigne depuis une dizaine de jours devant la commission, a affirmé que son entreprise avait versé mensuellement 300 000 rands (environ 1 900 euros) à la fondation Jacob Zuma, pour se protéger de poursuites judiciaires. C’est le PDG de Bosasa de l’époque, Gavin Watson, qui se serait rendu lui-même à la résidence privée du président Zuma, à Nkandla, dans le nord-est, et lui aurait apporté l’argent, a précisé Angelo Agrizzi. Face à ces affaires de corruption qui ont ébranlé le pays, le successeur de Jacob Zuma, Cyril Ramaphosa, a fait de la lutte contre la corruption l’une de ses priorités.