Delegates at the Africa Japan Business Investment Forum @ DR
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Africa Japan Business and Investment Forum

Delegates at the Africa Japan Business Investment Forum @ DR

Près de 500 dirigeants réunis à Addis-Abeba

L’appel d’Addis-Abeba en Ethiopie dans le cadre du l’Africa Japan Business and Investment Forum, qui se tenait pour la première fois sur le sol africain, et co-organisé par le magazine panafricain African Business et Nikkei Business a été un franc succès, d’autant que près de 500 dirigeants africains et japonais ont prix part aux ateliers.

Pendant trois jours, la capitale éthiopienne a vu se succéder divers intervenants de premier plan, notamment l’ancien président du Mozambique, Joaquim Chissano, et autre Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn. Le message principal véhiculé tout au long de ce Forum était clair : l’Afrique est ouverte aux investisseurs et désire s’impliquer avec des partenaires du monde entier. L’exemple du Japon en termes d’éthique et de bonne gouvernance a été le prétexte pour les intervenants africains d’appeler à élargir le champ de la coopération. C’est dans ce contexte que les délégués japonais et africains ont convenu que l’engagement du Japon sur le continent africain pourrait être plus solide. Le seul point sombre lié au fait que les négociations au Japon impliquent souvent une prise de décision plus lente, a reçu des garanties d’être levé.

 

Pourquoi le Japon est-il en retard par rapport à d’autres pays, notamment la Chine, pour ce qui est de sa propension à investir en Afrique ? Et pourquoi attendre maintenant pour aller à la conquête de l’Afrique ? Ce sont là deux question qui ont souvent ressurgi au cours des ateliers. Mais le vice-président du département Afrique de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), Hiroshi Kato, a justifié que « ces facteurs sont liés à la population vieillissante du Japon et à la nécessité d’une expansion à l’étranger pour la croissance des sociétés japonaises. Nous avons une vision positive de l’Afrique. Nous décelons une nouvelle attitude et un nouvel esprit de dynamisme et de volonté d’agir en Afrique ». Et de rappeler, toutefois, qu’au milieu des années 1990 et au début des années 2000, alors que la croissance africaine commençait à prendre son essor, le Japon entrait dans une longue période de récession. Et d’expliquer que « l’objectif principal des entreprises japonaises était alors de se replier plutôt que de choisir l’expansion. Les entreprises étaient donc bien plus centrées sur elles-mêmes. Lorsque le Japon a commencé à se tourner vers l’extérieur, son attention s’est portée sur son voisinage immédiat, c’est-à-dire les marchés asiatiques tels que la Chine, l’Indonésie et le Vietnam ».

 

De son côté, le conseiller spécial du Premier ministre éthiopien, Dr Arkebe Oqubay, est d’avis que les engagements japonais présentaient de nombreux avantages. « L’investissement japonais est souvent meilleur à cause du fort respect des lois et de la haute qualité de leur travail. En outre, le transfert de connaissances est considérable. Nous pouvons en bénéficier lors de nos interactions avec nos homologues japonais », a-t-il confié, rappelant pour sa part qu’au cours de sa « longue histoire avec l’Éthiopie, les Japonais ont toujours respecté leurs partenaires dans le cadre des besoins de chaque pays ».

 

Ayant piloté un bonne partie du Forum, intervenant dans divers ateliers, Omar Ben Yedder, éditeur de African Business, est d’avis que «  cet événement a préparé la voie pour TICAD VI qui aura lieu l’an prochain à Nairobi. Personnellement, j’ai beaucoup appris sur la manière japonaise de faire des affaires, et à l’heure où nous voyons les investissements grandissants de sociétés japonaises au Mozambique, au Kenya, en Ethiopie et ailleurs en Afrique, tous les ingrédients sont réunis pour la croissance de ce partenariat ».


 

Par Malick Diallo

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