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Tech : Digital Africa publie son livre blanc « Soutenir les innovations numériques Made in Africa »

Digital Africa publie son livre blanc intitulé « Soutenir les innovations numériques Made in Africa ». En s’appuyant sur ses succès récents tel que le Fonds BRIDGE, Digital Africa ambitionne de s’éloigner de son modèle initial à but non lucratif pour se rapprocher du secteur privé avec une gouvernance transformée et un nouveau modèle économique. Digital Africa dévoile également sa feuille de route 2022-2025.

Par la rédaction

Après trois ans d’existence, Digital Africa_ une organisation panafricaine, européenne et française, dotée d’un budget de 130 millions d’euros pour soutenir les start-ups numériques africaines_ réinvente son modèle pour soutenir la croissance de ses activités et mieux répondre aux besoins des entrepreneurs tech africains. Pour ce faire, Digital Africa ambitionne de s’associer à Proparco (filiale de l’Agence Française de Développement – AFD – dédiée au secteur privé), en apportant une expertise supplémentaire aux programmes d’investissement existants. Digital Africa se positionnerait ainsi dans le continuum de Proparco, en se concentrant sur les start-ups en phase d’amorçage. L’objectif de Digital Africa est de déployer des capacités de financement d’amorçage direct pour les start-ups numériques à fort potentiel à travers le continent. Grâce à son modèle unique, Digital Africa aura le potentiel de devenir un guichet unique pour l’écosystème tech africain, agissant comme un super-agrégateur de données, de connaissances sur les besoins des startups africaines, d’expertise réglementaire, de formation et de possibilités de financement.

Digital Africa réinvente aussi sa gouvernance avec un nouveau modèle partenarial. Un comité stratégique rassemblant des acteurs provenant des principaux écosystèmes tech africains sera mis en place pour guider les actions de Digital Africa. Un appel à candidatures sera lancé à cet égard le 1er mars. L’objectif est de mieux refléter la diversité des écosystèmes tech africains à la fois sur le plan géographique et des compétences, en réunissant des entrepreneurs, des investisseurs, des organismes de formation et de recherche, des incubateurs et des experts en politique de l’innovation provenant des quatre coins du continent. 

Ce nouveau modèle économique et cette structure de gouvernance viendront renforcer l’approche ascendante « bottom up » de Digital Africa, permettant à l’organisation d’adapter en permanence ses programmes en fonction des besoins du terrain, sur la base d’appels à projets et d’interactions directes avec des entrepreneurs africains et autres partenaires des écosystèmes tech du continent. Stéphan-Eloise Gras, Directrice Executive de Digital Africa, a déclaré « Après trois ans d’existence, nous sommes plus que jamaisconvaincus que la technologie Made In Africa est essentielle pour une croissance plus inclusive et durable. C’est exactement pour cette raison que notre objectif est de dynamiser les start-ups et les écosystèmes tech africains. La meilleure façon d’y arriver est de réinventer notre modèle en devenant une organisation publique-privée guidée par un Comité Stratégique, avec modèle économique diversifié et des capacités étendues. »

Une feuille de route actualisée pour 2022-2025

Dans le cadre de son livre blanc, Digital Africa publie également sa feuille de route 2022-2025, avec l’ambition de soutenir 200startups africaines à fort impact. Pour atteindre cet objectif, le livre blanc trace les grandes lignes d’un ensemble de 17 programmes organisés en 3 domaines d’intervention : 1) Équiper les startups à fort impact , 2) Trouver des financements africains et mondiaux pour accroitre l’ampleur des projets, et 3) Développer la recherche et des recommandations règlementaires à l’appui des innovations numériques « Made In Africa ».

Le fonds Bridge de Digital Africa, une réponse àux enjeux prioritaires de la tech africaine

BRIDGE est un fonds de cinq millions d’euros lancé par Digital Africa et déployé par Proparco pour répondre aux défis de financement à court et à long termes des start-ups africaines. Il vise à soutenir les start-ups impactées par la crise du Covid-19, et celles en phase d’amorçage ou entre deux levées de fonds, en leur donnant accès à des fonds de capital-risque, une forme de financement difficilement accessible en Afrique. 87% des start-up africaines n’ont accès à aucun financement, et seulement 20 % des PME ont accès aux prêts bancaires. Cela contraste fortement avec le fait que l’Afrique est le continent qui compte le plus d’investisseurs et où les PME génèrent 90 % des emplois formels.

En quelques mois seulement, plus de 230 start-ups ont postulé dans 40 pays d’Afrique, et 3,4 millions d’euros sur le budget de 5 millions d’euros du fonds BRIDGE ont déjà été attribués. Les premiers prêts ont été signés avec dix start-ups située au travers du continent, avec des tickets allant de 150 000 euros à 600 000 euros par entreprise. Trois de ces dix start-ups ont ensuite levé des tours de table de série A, B et C grâce au soutien apporté par BRIDGE.

Stéphan-Eloise Gras, Directrice Executive de Digital Africa, a déclaré « Après trois ans d’existence, nous sommes plus que jamais convaincus que la technologie Made In Africa est essentielle pour une croissance plus inclusive et durable. C’est exactement pour cette raison que notre objectif est de dynamiser les start-ups et les écosystèmes tech africains. La meilleure façon d’y arriver est de réinventer notre modèle en devenant une organisation publique-privée guidée par un Comité Stratégique, avec modèle économique diversifié et des capacités étendues. »

ANKA (anciennement Afrikrea), une start-up ivoirienne de e-commerce dédiée aux créateurs africains a levé 6,2 millions de dollars dans un tour de pré-série A.

MAX, une start-up nigériane de mobilité durable a levé 31 millions de dollars lors d’un tour de financement de série B.

Poa Internet, une start-up kényane a récemment levé 28 millions de dollars lors d’un tour de financement de série C, amassant avec succès un total de 36 millions de dollars à ce jour.

Grégory Clemente, PDG de Proparco, a déclaré « Près d’un an et demi après son lancement, le succès du Fonds BRIDGE confirme qu’il répond concrètement aux besoins des entrepreneurs du continent africain. Grâce à l’approche complémentaire proposée par Digital Africa et Proparco, le Fonds BRIDGE est un véritable outil pour accélérer la croissance des start-ups et répondre aux difficultés de financement accrues liées à la crise du COVID-19. Avec Digital Africa, nous partageons la même ambition : être aux côtés des entrepreneurs ! »

Agilité et réactivité, les maîtres mots du fonds Bridge 

Le grand nombre de start-ups financées dans de courts délais a été rendu possible par le processus simplifié mis en place par Digital Africa et Proparco, en ciblant les start-ups à fort potentiel qui existent depuis au moins 18 mois et ont déjà reçu un financement d’un investisseur ou d’une structure reconnue. Parmi les autres critères clés, figure également l’engagement au sein de l’écosystème tech africain. Les entreprises candidates doivent ainsi réaliser 75% de leur chiffre d’affaires (minimum 200 000 €) sur le continent, ou y avoir au moins la moitié de leurs équipes. Conformément à cette ambition, les secteurs ciblés par BRIDGE correspondent à des enjeux stratégiques pour les économies africaines : agriculture, énergie, connectivité, éducation, santé, inclusion financière, logistique et mobilité verte.

Pour consulter le livre blanc :https://issuu.com/digitalafrica_/docs/digital-africa-livreblanc-2022-fr_08b62349c3e77d 

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