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75ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies « La Covid-19 a révélé nos faiblesses »

Lors de la clôture du débat général de la 75ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, son Président a estimé que le test pratique généré par la réponse à la Covid-19 a révélé les faiblesses et les domaines que doivent renforcer les membres de la communauté internationale.

 

« La Covid-19 est un test pratique, qui a révélé nos faiblesses et les domaines que nous devons renforcer ensemble », a déclaré le Président de l’Assemblée générale, Volkan Bozkir. « J’ai été heureux d’entendre que tant d’États membres reconnaissent la possibilité de « reconstruire en mieux », afin que nous soyons mieux préparés pour les crises à venir », a-t-il ajouté. Il a souligné que tous les États membres savent qu’ils doivent renforcer la résilience dès maintenant, pour se préparer à ce qui arrivera demain.

Le Président s’est félicité du soutien massif des dirigeants manifesté en faveur des Objectifs de développement durable (ODD) et de la Décennie d’action, qui constituent le meilleur moyen de mettre fin à la pauvreté, de sauver la planète et de construire un monde plus pacifique. C’est particulièrement important dans le cadre de l’action en faveur du climat, a-t-il fait valoir.

La pandémie de Covid-19 a détourné les ressources et l’attention. Mais le changement climatique reste la plus grande menace à long terme pour l’humanité, a-t-il observé, se réjouissant des mesures prises par certains États pour présenter des contributions nationales renforcées avant la Conférence sur le climat COP26 de l’année prochaine et encourageant les autres à redoubler d’efforts en vue de cette conférence prévue à Glasgow.

Le Président de l’Assemblée générale s’est également félicité de pouvoir discuter de l’importance de la biodiversité, notamment en ce qui concerne les maladies, lors du tout premier sommet des Nations Unies sur la biodiversité, organisé le 30 septembre.

 

Mettre en œuvre le cessez-le-feu mondial

« Nous pouvons trouver des solutions pratiques, si nous unissons nos efforts, pour prévenir l’instabilité et parvenir à une paix durable », a déclaré M. Bozkir. «Tout le monde s’accorde sur la nécessité d’un appel au cessez-le-feu mondial. Le moment est venu de le mettre en œuvre ».

Partageant les préoccupations des orateurs concernant les menaces à la paix et à la sécurité internationales et les jugeant fondées, il a déploré que cette situation ait été aggravée par la pandémie.

Soixante-quinze ans après la création de cette Organisation, des conflits font toujours rage dans le monde et de nombreuses crises prolongées restent sans solution, a noté Volkan Bozkir, rappelant les conséquences dévastatrices des conflits sur les groupes les plus vulnérables.

 

« La paix, c’est plus que l’absence de guerre, mais j’ai été encouragé d’entendre, un engagement ferme en faveur du désarmement, un outil crucial dans la prévention des conflits »

 

Il a également fait sienne la préoccupation des États concernant la prolifération nucléaire. « La paix, c’est plus que l’absence de guerre, mais j’ai été encouragé d’entendre, un engagement ferme en faveur du désarmement, un outil crucial dans la prévention des conflits, parallèlement à la diplomatie préventive », a-t-il insisté.

Autre point de satisfaction souligné par le Président de l’Assemblée générale : le soutien important apporté à son appel à renouveler et à renforcer le multilatéralisme et, à cet égard, l’adoption, par consensus, de la Déclaration sur la commémoration du soixante-quinzième anniversaire des Nations Unies.

Bien que les pays souverains puissent entreprendre les actions qu’ils jugent appropriées, les dirigeants ont clairement indiqué que, dans un monde interdépendant et interconnecté, les solutions ne peuvent venir que d’actions multilatérales, avec l’ONU en son centre, a-t-il fait remarquer.

« Une chose est claire : « Nous sommes plus forts ensemble » », a-t-il rappelé. « Notre consultation mondiale autour de l’ONU 75 a révélé que c’est précisément ce que les gens du monde entier veulent ».

Solidaires face à la pandémie

Le Président de l’Assemblée générale a souligné que tous les États membres ont évoqué les conséquences catastrophiques de la Covid-19 dans leurs remarques. Tous ont reconnu qu’une maladie qui ignore les frontières mondiales nécessite une solution qui convienne à tous.

« L’appel à la solidarité est impossible à ignorer, dans le contexte de la pandémie actuelle », a rappelé le diplomate turc. « Les actions unilatérales n’ont pas réussi à enrayer sa propagation ».

Volkan Bozkir a souligné la nécessité de déployer des efforts importants pour lutter contre la pandémie actuelle et se préparer aux futurs chocs sanitaires.

A cet égard, il a indiqué les trois principales priorités exprimées par les États vis-à-vis de cette présidence. D’abord, la mise en place d’un système d’alerte précoce afin de créer les conditions permettant de prévenir l’émergence d’une autre maladie. Ensuite, l’inclusion dans les approches de gestion de la crise. Enfin, l’équité dans l’accès aux futurs vaccins.

Autant de questions auxquelles tentera de répondre la Session extraordinaire de l’Assemblée générale sur la pandémie qui se tiendra plus tard dans l’année, sans oublier l’appel à une distribution équitable des vaccins, essentielle d’un point de vue pratique et moral.

Plaidoyer pour le multilatéralisme

Volkan Bozkir a rappelé que pour la première fois dans l’histoire de cette organisation, les dirigeants du monde entier n’ont pas pu être présents en personne. Malgré cela, le multilatéralisme a pu opérer au plus haut niveau.

Cela souligne la puissance et la pertinence des Nations Unies et confirme le fait qu’aucune autre plateforme dans le calendrier international n’a un tel pouvoir de rassemblement.

eaucoup de dirigeants ont reconnu que le multilatéralisme constitue le système le plus efficace pour relever les défis mondiaux, tels que la pandémie et le changement climatique.

Ils ont également lancé des appels très forts en faveur d’une Organisation des Nations Unies réformée et plus efficace, qui soit adaptée aux réalités du XXIe siècle et qui puisse assurer l’avenir souhaité par la communauté internationale.

Notant que les Nations Unies n’ont pas encore atteint l’égalité des sexes, le Président a espéré pouvoir compter sur le soutien des Etats membres le 1er octobre, alors que l’ONU célèbre le vingt-cinquième anniversaire de la quatrième conférence mondiale sur les femmes.

Par ailleurs, il s’est engagé à impliquer la société civile tout au long de son mandat et a émis l’espoir que les hommes et femmes qui sont dans le besoin ou dans des situations vulnérables puissent avoir le sentiment que leurs préoccupations sont prises en compte par l’Assemblée générale des Nations Unies, son organe le plus représentatif.

« Les défis auxquels nous sommes confrontés sont énormes. Mais les possibilités de solutions le sont tout autant », a fait valoir le Président. « En travaillant ensemble, nous pouvons les surmonter. Nous devons être aussi inclusifs que possible dans nos délibérations ».

 

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