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Financial Afrik Awards 2019 Les enjeux de l’inclusion financière

Innovation technologique, mobil banking, financement des PME, mésofinance et microfinance, FinTech, cryptomonnaie… Autant de thématiques au cœur des échanges de la seconde édition des Financial Afrik Awards. la « Journée de la finance africaine » qui se tenait le 19 décembre à Abidjan en présence des principaux acteurs de la finance continentale, avait pour fil conducteur : “Monnaie Disruption Inclusion Financière”. Une question au cœur de l’actualité et parmi les enjeux du continent.

 

Par Jihane Zorkot, à Abidjan

 

 

L’édition 2019 des Financial Afrik Awards n’aurait pu trouver meilleur thème. A quelques jours de l’annonce, par les présidents Alassane Ouattara et Emmanuel Macron du passage du Franc CFA à l’ECO, la future monnaie commune des pays de l’UEMOA, la « Journée de la finance africaine » qui réunit les principaux acteurs du monde de la finance du continent, qui s’est tenu le 19 décembre à Abidjan, avait pour fil conducteur : “Monnaie Disruption Inclusion Financière”.

De l’économie réelle à l’économie virtuelle

 

Alors les pays de la CEDEAO s’acheminent vers une monnaie unique, l’ECO, qui entrera en vigueur en 2020, de nouveaux outils apparaissent ainsi que de nouveaux acteurs, dans un contexte de révolution technique, le paysage financier africain est en train de muter, avec de plus en plus d’interaction entre l’économie réelle et l’économie virtuelle. Des opportunités à saisir pour renforcer l’inclusion, des économies africains autant que des populations.

 

 

Une question au centre des échanges auxquelles participeront des acteurs clés de l’environnement économique et financier. Parmi lesquels Idrissa Nassa, Président de Coris Bank International, Félix Edoh Kossi Amenounvé, Directeur Général de la BRVM, Fabrice Kom Tchuente, PDG de Finafrique, Jean-Luc Konan, PDG de Cofina, Yves Eonnet, PDG de TagPay, Mostafa Belkhayate CEO de Commodity Trading Expert, Bocar Sy, administrateur directeur général de la Banque de l’Habitat du Sénégal, Pascal Nyagahene, CEO de Mobicash, ou encore Viviane Bakayoko, Directrice de Citibank Côte d’Ivoire. Des banquiers, des traders, des start-uppers, des responsables publics… Autrement dit l’ensemble de l’écosystème financier réunit pour un partage d’expérience.

Félix Edoh Kossi Amenounvé, Directeur Général de la BRVM, meilleur financier africain de l’année

L’occasion également de célébrer les personnalités et les institutions qui se sont démarquées tout au long de l’année pour leur engagement en faveur de l’inclusion sur le continent. Parmi lesquels, le lauréat de l’année, Félix Edoh Kossi Amenounvé, Directeur Général de la BRVM.

 

Liste des nominés des Financial Afrik Awards : les 100 personnalités qui transforment l’Afrique

Les meilleurs ministres des Finances de l’année 

Ahmed Shide, ministre des Finances de l’Ethiopie

Le ministre éthiopien des Finances, Ahmed Shide, très apprécié de la communauté financière internationale.

Ministre des Finances depuis octobre 2018, il a réussi à maintenir la cadence de l’économie de ce pays leader de l’Afrique de l’Est. L’Ethiopie s’attend à une croissance économique d’environ 9,2% en 2019 selon le ministre Ahmed Shide, 7,7% selon le rapport FMI du mois d’avril 2019. Le pays poursuit une progression économique moyenne de 10% sur ces 15 dernières années. Avec 100 millions d’habitants, l’Ethiopie présente un PIB par habitant encore bas, soit $800 dollars. Le gouvernement va investir 386,9 milliards birr ($13,4 milliards de dollars ) sur la période 2019-2020, soit 12% de croissance qu’une année auparavant. Seul hic pour la puissance des plateaux , un taux d’inflation élevé, de l’ordre de 15,5% en 2019.

Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des Finances du Bénin

Romuald Wadagni, ministre des Finances du Bénin, félicité par la Banque Mondiale et le FMI.

Après une année 2018 marquée par les réformes structurelles profondes, Romuald Wadagni, le ministre béninois de l’Economie et des Finances, a passé une année 2019 jalonnée d’événements importants et de distinctions. L’eurobond de 500 millions d’euros émis avec succès en mars 2019 a été salué par la communauté financière internationale. Ainsi, le ministre a reçu le prix Global markets 2019 du meilleur gestionnaire de dette souveraine en Afrique Sub-Saharienne, le 19 octobre 2019 à Washington D.C , à l’occasion des Assemblées Annuelles de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International. Un avis favorable qui rejoint celui du FMI qui salue dans son rapport la qualité de la gestion de la dette publique du Bénin.

Mohamed Benchaâboun, ministre de l’Economie et des Finances du Maroc

Mohamed Benchaâboun dans la recherche du difficile équilibre entre les objectifs de performances macroéconomiques et les orientations royales de plus d’inclusion sociale.

Auteur de plusieurs réformes d’envergure, Mohamed Benchaâboun s’attend à une croissance de 2,9% en 2020. Le déficit budgétaire devrait être ramené de 3,7 à 3,5%. Ces réformes s’accompagnent d’importants programmes sociaux ciblant le monde universitaire, le monde rural et les populations démunies. Les orientations définies combinent à la fois le maintien des équilibres macroéconomiques et le souci de l’inclusion sociale et spatiale. En poste depuis août 2018, l’argentier marocain connaît bien l’économie de son pays pour avoir été par le passé, directeur général de la Banque Centrale Populaire (BCP) pendant dix ans, directeur de l’Agence marocaine de réglementation des télécoms (ARNT) et, entre autres, expert du FMI.

Sani Yaya, ministre de l’Economie et des Finances du Togo

Sani Yaya, ministre de l’Economie et des Finances du Togo, est en partie comptable du bond de 40 places réalisé par son pays dans le dernier classement Doing Business de la Banque Mondiale.

Sous la houlette de Sani Yaya, ministre de l’Economie et des Finances, le Togo a pu ramener sa dette, longtemps une préoccupation nationale et communautaire, sous la barre des 70% et le déficit budgétaire à 2,2%. Parallèlement, le pays a poursuivi ses réformes, se positionnant au rang des meilleurs réformateurs africains et mondiaux avec un gain de 40 places. Le hub ouest-africain est désormais dans le top 100 des pays aux meilleurs environnements d’affaires et dans le top 10 mondial des pays réformateurs. Ces résultats obtenus signifient pour le secteur privé un climat d’affaires plus favorable et plus attractif. Mais ils traduisent également trois choses à savoir « vision, ambition et volonté”, comme l’a déclaré Sani Yaya, peu après la publication du rapport Doing Business.

Geraldo Joao Martins, ministre de l’Economie et des Finances de Guinée Bissau

Geraldo Joao Martins de la Guinée Bissau tente dans un environnement politique instable de maintenir l’économie de son pays à flots.

En dépit d’un environnement politique compliqué, Geraldo Joao Martins est parvenu à amorcer une série de réformes en Guinée Bissau pour redresser les comptes publics et attirer des investissements. Une tâche ardue pour ce polyglotte, (il parle portugais, français, anglais et russe), qui a déjà occupé le même poste entre 2014 et 2016. Egalement ancien ministre de l’éducation (2001-2003), il a été consultant de plusieurs organisations internationales (UNICEF, FNUAP, USAID, Plan International) et cadre senior de la Banque mondiale (2004-2014) où il a travaillé dans le département développement humain. Geraldo Martins est titulaire d’un post-graduate diploma en économie et d’un master en gestion et politiques publiques à l’Université de Londres. Il est également titulaire d’une licence en droit par les écoles de droit de Bissau et de l’Université Classique de Lisbonne, et d’une licence en Chimie de l’Université de Moldova.

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Les financiers de l’année

Ahouantchédé, DG sortant GIM UEMOA 

Blaise Ahouantchédé, directeur général de GIM UEMOA pendant 16 ans, laisse une empreinte indélébile au sein de cette institution.

A la tête du groupement monétique de l’Union économique et monétaire depuis sa création il y a 16 ans, Blaise Ahouantchédé a réussi à créer le premier espace monétique intégré du continent africain. A ce jour, GIM-UEMOA compte 130 banques et Institutions et plus de 9000 services interconnectés ainsi que 5 millions de cartes qui circulent dans la zone UEMOA, et plusieurs milliards de flux traités annuellement sur la plateforme. Peu avant son départ de l’institution (bientôt effectif), le haut fonctionnaire béninois a été élevé, courant novembre, au rang d’officier de la légion d’honneur de Côte d’Ivoire. Attendu aux Financial Afrik Awards d’Abidjan, le 19 décembre 2019, il traitera des nouveaux défis de l’interopérabilité à la lumière de la ZLECA.

Dr Nabil Ghalleb, Zitouna Tamkeen

Dr. Nabil Ghalleb, le PDG fondateur sortant de Zitouna Tamkeen, laisse derrière lui un modèle innovant dans le domaine de l’inclusion économique des couches vulnérables et une success story qui s’apprête à se positionner à l’échelle internationale.

Fondateur et PDG de Zitouna Tamkeen depuis quatre ans, l’unique Institution de Microfinance Islamique en Tunisie et en Afrique du Nord, Dr Nabil Ghalleb a pu bâtir un modèle d’affaires innovant aussi bien au niveau de la spécificité de l’offre en commercialisant pour la première fois en Tunisie des produits de la microfinance islamique qu’au niveau de l’approche adoptée qui est celle de la capacitation économique basée sur le développement des projets de financement des chaines de valeurs ayant un fort impact durable sur le plan économique et social, renforçant ainsi l’inclusion économique et sociale des populations défavorisées. Après trois ans d’opérations, Zitouna Tamkeen a octroyé plus de 70 millions de dinars (  ̴US$25 millions) de financements repartis sur +12000 projets réels ayant génères +35000 emplois directs et indirects.

Conscient de l’importance de se positionner à l’échelle internationale, Dr. Ghalleb a fondé aussi le bras consulting de Zitouna Tamkeen appelé International Center for « Economic Empowerment (ICEE) » qui a pour mission le déploiement du model d’affaires de Zitouna Tamkeen a l’international particulièrement dans les pays africains faisant ainsi de Zitouna Tamkeen la première IMF Tunisienne qui a réussi à exporter son savoir-faire en dehors de la Tunisie.

Dr Nabil Ghalleb a été aussi nominé dans la liste des 50 personnalités les plus influentes dans le domaine de l’économie islamique au monde selon le classement «Islamica 500 ».

Fabrice Kom Tchuente, PDG de Finafrique

Fabrice Kom Tchuenté,  Directeur Exécutif – FinAfrique, devenu, avec l’ouverture de son capital, premier réseau d’expertise bancaire et financière en Afrique

A la fin 2018, Fabrice Kom Tchuente a fait de Finafrique le premier cabinet de conseil panafricain grâce à l’ouverture du capital de la société à hauteur de 30%. Quelque 60 experts du secteur, originaires de 15 pays et cumulant une double expertise, africaine et internationale, ont rejoint Finafrique. Le groupe qui s’appuie sur les trois grands bureaux en Afrique (Abidjan, Douala et Nairobi) veut relever le challenge de la formation des cadres africains et de l’accompagnement des institutions financières panafricaines dans la normalisation et la conformité. En avril dernier, Finafrique a lancé son programme «Bridge for Africa » qui consiste à accompagner les institutions internationales dans leurs projets de développement en Afrique. Attendu aux Financial Afrik Awards d’Abidjan, le 19 décembre 2019, il présentera les dynamiques de son secteur d’activité.

Félix Edoh Kossi Amenounvé, Directeur Général de la BRVM

Edoh Kossi Amenounvé a fait de la BRVM l’un des premiers compartiments africains de négociations des titres obligataires souverains et privés.

A la tête de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) depuis octobre 2012, il a fait de cette place financière la première vitrine de la zone dans les places financières internationales (Johannesburg, Londres, New York et Paris). Ancien dirigeant de la SGI Togo (1997-2003), poste dans lequel il a présidé pendant un an l’Association professionnelle des brokers (SGI) de l’UEMOA, également ancien secrétaire général du CREPMF (2003- 2010), organe de régulation du marché, Dr Amenounvé a participé aussi entre 1997 et 2000 aux réflexions ayant donné naissance à la BRVM ainsi que du dépositaire central (DC/BR) en qualité d’assistant du Président du Conseil d’Administration et Secrétaire du Comité technique de suivi. Attendu aux Financial Afrik Awards d’Abidjan, le 19 décembre 2019, il parlera des perspectives et des réformes de la BRVM.

Jean-Luc Konan, PDG de Cofina

En six ans, Jean-Luc Konan a financé 70 000 projets à travers Cofina, leader de la mésofinance en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Fondateur de l’institution leader de la mésofinance en Afrique de l’Ouest et Centrale, Jean-Luc Konan est à la tête d’une structure au total bilan de 200 milliards de Franc CFA. A ce jour, Cofina a financé plus de 70 000 projets en injectant plus de 445 milliards de Franc CFA. Plus de 60% de ces financements sont allés à des gens qui accédaient à un financement pour la toute première fois. Avec le Burkina Faso, nous sommes désormais à 7 filiales dont deux en zone CEMAC (Congo, Gabon).
« Nous travaillons à l’obtention d’un agrément devant nous permettre d’ouvrir une agence à Paris avec pour objectif de canaliser l’épargne de la diaspora. Et enfin nous sommes à la dernière étape dans les démarches pour un agrément au Togo, ce qui nous portera à neuf filiales d’ici l’année prochaine », déclarait-il à Financial Afrik.

Naoufal Bensalah, DG Attijari Asset Management

Naoufal Bensalah à la tête de l’une des premières OPCVM de l’UEMOA et de la CEMAC.

En juillet 2018, Naoufal Bensalah est nommé Directeur Général d’Attijari Asset Management, la filiale de Gestion d’actifs du groupe Attijariwafa Bank, avec une responsabilité régionale des deux zones UEMOA et CEMAC depuis Dakar. Dans la perspective de promouvoir les marchés financiers de l’UEMOA et de la CEMAC et d’offrir des services et produits financiers innovants aux investisseurs, Attijariwafa bank consolide les synergies d’actions entre ses quatre filiales spécialisées dans les métiers de banque d’affaires, intermédiation boursière, le conseil en investissement et la gestion des actifs. En 2019, la SGI ASWA (Ex-Africaine de Bourse) est devenue le premier OPCVM de l’UEMOA. De son côté, ASCA s’est adjugé en septembre 2019, la première émission obligataire par appel public à l’épargne sur le marché financier unifié de la CEMAC. Attendu aux Financial Afrik Awards d’Abidjan, le 19 décembre 2019, il parlera des perspectives de la gestion de patrimoine en Afrique à la lumière des dynamiques boursières.
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Les Fintech de l’année 

Yves Eonnet, PDG de TagPay

Yves Eonnet, CEO de TagPay, attendu aux Financial Afrik Awards.

Auteur du livre «Fintech : les banques contre-attaquent» (éditions Dunod), Yves Eonnet est le PDG de TagPay, une entreprise présente dans 30 pays africains. En 2018, TagPay a levé 2 millions d’euros auprès de la Société Générale. Avec un chiffre d’affaires de 4,5 millions d’euros en 2018, TagPay a effectué 200 millions de transactions en 2018. L’entreprise co- fondée par Yves Eonnet et Hervé Manceron, est impliquée dans la plateforme Yup de la Société Générale. La solution de TagPay, basée sur la technologie NSDT (authentification liée au numéro de téléphone) et hébergée sur le cloud, a vocation à remplacer le core banking (système informatique cœur) pour les paiements, les crédits et l’épargne. Attendu aux Financial Afrik Awards d’Abidjan, le 19 décembre 2019, il parlera des néo-banques et de leurs perspectives.

Pascal Nyagahene, CEO de Mobicash

Après avoir déploré son modèle au Rwanda, Pascal Nyagahene de Mobicash envisage une diversification géographique.

Leader eGov Payment au Rwanda, Mobiscash participe au renouveau du pays des mille et une collines. En 2018, la plateforme comptait 3,7 millions d’utilisateurs et comptabilisait 87 millions de dollars de transactions. Depuis 2014, la Fintech co-fondée et dirigée par Pascal Nyagahene travaille avec la Rwanda Revenue Authority pour la collecte des taxes. «Notre approche centrique sur l’humain avant tout offre à nos clients une expérience utilisateur enrichissante qui peut être facilement personnalisée selon les besoins propres », explique Pascal Nyagahene. La Fintech a acquis 12 licences de banques centrales africaines et a recruté plus de 20 banques et institutions financières partenaires. Attendu aux Financial Afrik Awards d’Abidjan, le 19 décembre 2019, Pascal Nyagahene parlera de la révolution technologique dans le monde de la finance où, déclare-t-il, il n y a que deux alternatives : s’adapter, innover, ou mourir.

Kabirou Mbodje, PDG de Wari

Kabirou Mbodj: “il n y aura plus à proprement parler de “secteur télécom””.

En 2019, Wari a franchi la barre des 6 milliards d’euros de transactions par an. Un chiffre à la mesure de cette entreprise à l’avant garde des technologies financières, créée il y a dix ans avec une dizaine de points de relais et quelques transactions. Aujourd’hui, Wari est disponible dans 50 à 60 pays, connecté à 172 banques, avec plus d’un million de transactions journalières, des milliers d’emplois créés et 300 collaborateurs. Les perspectives sont forcément à l’orée de la technologie et de la finance. «A l’avenir, il n’y aura plus d’opérateur télécom ou de secteur des télécoms. Il y aura à mon avis un secteur générique fournisseur d’accès et de connectivité avec, derrière, une kyrielle de services offerts par des acteurs et non des opérateurs télécoms qui ont délégation de monopole», déclarait Kabirou Mbodje dans un entretien avec Financial Afrik.

Sébastien Vetter, DG de Wizall

Sébastien Vetter avec son associé et co-fondateur de Wizall, Ken Kakena, ont ouvert le capital de leur startup à la BCP.

Fondée au Sénégal en 2015 par Sebastien Vetter et Ken Kenkana , Wizall est une start up basée sur la mobile money. La société co-fondée par Sébastien Vetter, Directeur Général du Groupe Wizall, compte parmi ses actionnaires la BCP (majoritaire) et Total. Wizall Money propose une solution 100% gratuite pour l’utilisateur final, exempté de frais sur les opérations de retraits, de paiements ou de transferts d’argent. La société emploie actuellement 30 personnes (équipe 100% africaine) et vise une dizaine de pays (la Côte d’Ivoire est déjà effective) d’ici 2021. Au Sénégal, Wizall gère façon digitalisée le salaire des 2 500 salariés du TER ou encore le versement de 30 000 bourses étudiantes. En juillet dernier, Wizall a lancé son service de transfert d’argent entre l’Afrique et la diaspora.

Barthélémy Kouamé, initiateur de Timonn

Barthélémy Kouamé, directeur général de Reelcom et du journal Acturoute, présentant l’application Timonn a une audience attentive.

En 2014, Barthélémy Kouamé fonde Timonn, une application permettant d’échanger de petites sommes d’argent. Objectif, combler le manque de petite monnaie entre acheteur et vendeur dans les boutiques et les restaurants. Cinq ans plus tard, la plateforme compte des milliers d’utilisateurs et s’est affilié aux opérateurs de téléphonie en proposant une plus grande gamme de services allant du transfert à l’achat des billets de spectacle et des journaux. Ancien journaliste de Fraternité Matin, directeur de publication d’Acturoutes, Barthélémy Kouamé compte internationaliser Timonn, application destinée dès le départ, à gagner les cinq coins du continent africain et du monde. Attendu aux Financial Afrik Awards d’Abidjan, le 19 décembre 2019, Barthélémy Kouamé partagera son expérience avec le public.
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Les CEOs de l’année 

Mostafa Terrab, président de l’Office Chérifien des Phosphates

Mostafa Terrab, président directeur général du groupe marocain OCP qu’il a transformé profondément, en faisant le leader mondial de l’exportation des engrais.

PDG de l’Office Chérifien des Phosphates (OCP), Mostafa Terrab est depuis la mi-juillet le premier africain à diriger l’International Fertilizer Association (IFA), une organisation bientôt centenaire, qui est aux engrais ce que l’OPEP est au pétrole. En treize ans à la tête de l’OCP, il a développé une véritable stratégie Afrique. En 2014, il lance l’usine de Jorf Lasfar entièrement dédié au continent africain. Partisan de l’intégration africaine, le diplômé de Massachusetts Institute of Technology (MIT) a multiplié les approches de co- developpement, combinant l’acide phosphorique marocain et l’ammoniac gabonais ou éthiopien pour produire de l’engrais. Au delà de sa force exportatrice, l’OCP est un vecteur puissant de transformation économique et sociale avec des ramifications dans les branches de la technologie, de l’énergie (solaire) et de l’enseignement.

Pathé Dione, Président du Groupe Sunu

Pathé Dione a construit en 22 ans le groupe Sunu, premier assureur vie de la zone CIMA.

Le sénégalais Pathé Dione, qui a démarré l’histoire du groupe Sunu il y a 22 ans, incarne l’intégration africaine, avec un groupe comptant 24 filiales dans 54 pays. «Nous confirmons notre leadership en Vie en zone CIMA avec un chiffre d’affaires global de 165 milliards de FCFA à fin 2018 », déclarait-il dans un récent entretien avec Financial Afrik. L’année 2019 a été riche en opérations stratégiques avec l’acquisition de 5 filiales africaines du groupe Allianz et, entre autres, la finalisation de l’accord d’implantation dans certains pays dont la Mauritanie. Convaincu que l’Afrique doit bâtir de grands groupes dans les standards internationaux, Sunu continue de nouer des alliances fortes comme celles conclues en octobre dernier avec l’un des plus grands courtiers internationaux.

Sidi Ould Tah, directeur général de la BADEA

Sidi Ould Tah, DG de la BADEA. La Banque de Développement vient d’adopter une vision 2020 qui fait du financement du secteur privé une priorité.

Sous la direction de Sidi Ould Tah, ancien ministre mauritanien des Affaires économiques, la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) a opéré un tournant stratégique. L’institution dont le capital est détenu par 18 pays de la Ligue Arabe va désormais consacrer un important volet de ses concours au secteur privé africain. Dans sa vision 2020, la BADEA insiste sur l’inclusion financière, économique et sociale. La banque créera des institutions de mésofinance dans plusieurs régions d’Afrique. Cas du Rwanda où une structure de mésofinance au capital de 5 millions de dollars vient d’être créée. Les zones CEMAC et UEMOA accueilleront chacune des structures analogues.

Henri Claude Oyima, PDG du groupe BGFIBank

Le président de BGFI,Henri Claude Oyima, est à la tête du leader bancaire de la zone CEMAC. La BGFI fera probablement son introduction en Bourse en 2020.

Premier groupe bancaire de la zone CEMAC, Henri Claude Oyima est aussi le président du conseil d’administration de la Bourse unifiée de la CEMAC (BVMAC). Aujourd’hui, la BGFI Bank est présente en force en Afrique de l’Ouest, faisant la jonction entre 10 pays la CEMAC et de l’UEMOA et à Paris (BGFI Bank Europe). Outre son activité traditionnelle de banque, le groupe propose également des services d’assurance (à travers notamment Ogar, premier assureur du Gabon, l’un des tous premiers de la zone CEMAC) et de gestion de fonds.

Idrissa Nassa, Président de Coris Bank International

Le PCA de Coris Bank International, Idrissa Nassa, définit son institution comme la banque de l’économie réelle.

Président du Groupe Coris Holding, Idrissa Nassa investit en 2001 dans la Financière du Burkina, un établissement financier alors en crise institutionnelle.
A partir de 2007, l’établissement financier est transformé en Banque de plein exercice. L’année 2008 verra l’aboutissement de la transformation avec le lancement des activités de Coris Bank International. En 2010, il entame la construction du groupe financier Coris, en créant la branche Intermédiation boursière et la branche Assurances. A partir de 2011, Coris Asset Management et Coris Capital sont créés avec la mise en place d’une société Holding pour piloter le groupe. Coris Bank International est aujourd’hui la première banque au Burkina Faso avec des filiales en Côte d’Ivoire, Mali, Togo, Sénégal, Benin et Niger avec plus de 1500 employés et nourrit de fortes ambitions panafricaines.

Mohamed El Kettani, PDG d’Attijariwafa bank

Mohamed El-Kettani, P-dg d’Attijariwafa bank, architecte de l’internationalisation de cette institution aujourd’hui leader en Afrique du Nord et de l’Ouest.

Architecte de l’expansion africaine du groupe Attijariwafa bank, Mohamed El-Kettani a fait de cette banque le leader en zone CFA et en Afrique du Nord. Entamée en 2008 avec l’acquisition de BIM.SA, l’aventure africaine se poursuit désormais en dehors des zones francophones de confort. Après le coup de maître que fut la reprise, en 2017, de Barclays Egypt, intégrée entièrement dans le périmètre du groupe, de nouvelles acquisitions s’annoncent en Afrique de l’Est. L’Ethiopie, le Kenya et le Rwanda sont dans le viseur. Diplômé de l’ENSTA – Paris Tech, Mohamed El-Kettani est un cadre maison qui a participé activement à la fusion entre BCM et Wafa Bank, le big bang du renouveau bancaire marocain, qui donnera naissance à Attijariwafa Bank à l’orée de l’année 2004.

Christian Adovelande, Président de la BOAD

Christian Adovelande a fait de la BOAD l’une des toutes premières institutions ouest-africaines agréés par le Fonds Vert pour le Climat.

A la tête de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) depuis 2011, Christian Adovelande, a consolidé la signature de l’institution (investment grade reconduit depuis cinq ans, soit «Baa1» par Moody’s et «BBB» par Fitch Ratings), pérennisé ses fondations à travers un capital comprenant des institutions de premier rang, et, partant, augmenté sa capacité de mobilisation des capitaux sur le marché financier international. La BOAD a ainsi bouclé son troisième eurobond, le 16 octobre 2019, avec 830 millions d’euros (à un taux de 4,7%) sur le marché international. Par ailleurs, la BOAD, l’une des toutes premières institutions à être certifié par le Fonds Vert pour le Climat, mise sur l’énergie solaire comme facteur d’inclusion et de développement.
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Les deals de l’année

Acquisitions de la BCP au Cameroun, Congo et Madagascar

une photo prise le 17 octobre 2019, illustrant la cérémonie de signature qui s’est déroulée au siège de la BMOI à Antananarivo (de gauche à droite) : M. Alain MERLOT, Directeur Général de la BMOI, M. Kamal MOKDAD, Directeur Général de la BCP et de l’International, M. Naina Andriantsiohaina, Président du Conseil d’Administration, et M. Boris JOSEPH, Directeur Général BPCE International.

Kamal Mokdad, directeur général de la BCP à l’international, a finalisé avec ses équipes les prises de contrôle conjointes de la BICEC au Cameroun, de la BCI au Congo, de la Banque de Madagascar et de l’Océan Indien (BMOI), auprès du Groupe BPCE (groupe bancaire français formé des réseaux Banque Populaire et Caisse d’Épargne). Ces opérations stratégiques confortent le groupe BCP dans sa position de sixième acteur bancaire du Continent par la taille des fonds propres et de l’une des premières banques africaines en termes de total bilan. La BCP dispose d’une implantation historique en Afrique de l’Ouest sous la marque «Banque Atlantique» et en Europe via sa filiale «Chaabi Bank». La BCP est par ailleurs présente à Maurice, à travers sa filiale BCP Bank (Mauritius).

L’acquisition des filiales d’Allianz par le groupe Sunu

Sunu Participations et Allianz ont conclu fin avril 2019 l’accord de cession concernant la reprise des filiales du groupe allemand dans certains pays africains. Les filiales concernées sont les deux compagnies Allianz (vie et non vie) du Burkina Faso, Allianz Mali, Allianz Togo et d’Allianz Centrafrique. Celle-ci sera probablement fusionnée avec la filiale Sunu présente dans ce pays. L’opération est complexe passant dans chaque filiale concernée par une négociation avec les conseils d’administration, les assemblées générales d’actionnaires et le visa des régulateurs. Une opération menée à terme puisque certaines filiales, à l’instar d’Allianz Bénin, ont été «re-brandées » sous le label de Sunu. Pour les autres, il s’agit d’une question de temps.

Finactu, conseil décisif dans la
cession de la Banque Zitouna et
Zitouna Takaful

Denis Chemillier-Gendreau, président-fondateur de FINACTU et Géraldine Mermoux, la directrice générale associée.

L’Etat tunisien par l’intermédiaire de AL KARAMA HOLDING (holding détenant les biens confisqués à la famille BEN ALI) a mandaté FINACTU en décembre 2018, à l’issue d’un appel d’offres international sur l’ensemble de l’opération de privatisation de la Banque ZITOUNA et de la compagnie d’assurance ZITOUNA TAKAFUL. .FINACTU a donc mené un programme de marketing adapté et pertinent qui, dans un premier temps, a suscité l’intérêt
de 7 candidats – associant 14 entités en provenance d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient, d’Europe, d’Asie et d’Afrique de l’Ouest –, lesquels ont déposé des dossiers de manifestation d’intérêt indiquant leur volonté de participer à l’opération. Finalement, au terme d’un processus d’enchères c’est le prestigieux fonds souverain qatari MAJDA qui a remporté l’appel d’offres en formulant une offre financière d’un montant record pour la Tunisie de $130 millions, avec un closing de l’opération qui a eu lieu le 21 février 2019.

La Diaspora Bond de la Banque de l’Habitat du Sénégal

Dakar, 3 décembre 2019, en marge de la cotation de la Diaspora Bond BHS.

Entre le 16 mai et le 30 juin 2019, la Banque de l’Habitat du Sénégal (BHS) a réalisé et bouclé la première Diaspora Bond de l’Afrique francophone. La «Diaspora Bonds BHS 6,25% 2019- 2024 » qui visait un montant de vingt (20) milliards de FCFA a été clôturée avec une sursouscription de 113,9% entre le 16 mai et le 30 juin 2019. Il s’agit de l’une des rares opérations non souveraines sur le marché financier régional à avoir enregistré un tel succès. En outre, précise-t-on dans les milieux d’affaires, le taux de souscription des personnes physiques qui a été enregistré, à savoir 24 %, est le plus haut niveau jamais atteint, lors d’une opération financière sur le Marché Financier Régional. Un succès pour l’ADG de la Banque, Bocar Sy et ses différents partenaires.

Gestion active de la dette de la Côte d’Ivoire par l’Agence UMOA-Titres

Adrien Diouf, Directeur Général de l’Agence UMOA-Titres.

Les Etats de la Zone UEMOA ont dynamisé la gestion de leur dette à tra- vers la réalisation d’opérations de gestion active. C’est dans ce cadre que l’Etat de Côte d’Ivoire a initié en 2019, avec le concours de l’Agence UMOA-Titres, une opération d’échanges de titres de grande envergure afin d’améliorer certains indicateurs de son stock de dette et de réduire son risque de refinancement. Pour mémoire, une opération d’échanges de titres consiste à échanger des titres existants dans le stock de dette d’un émetteur contre de nouveaux titres disposant de nouvelles caractéristiques dans le but de modifier la structure du portefeuille de la dette.
L’opération d’échanges de titres lancée par l’Etat de Côte d’Ivoire présentait un caractère inédit à plusieurs égards :- la taille de l’opération qui est la plus importante jamais réalisée sur le Marché des Titres Publics de la zone UMOA, pour un montant de 282 milliards de francs CFA ;

  • le nombre de titres ciblés dans le cadre de cette transaction : 9 instruments arrivant à échéance en 2019 et en 2020, et devant faire l’objet de négociations de gré à gré avec leurs détenteurs ;
  • le nombre de détenteurs concernés : 43 établissements bancaires ont été consultés individuel- lement pour mener des négociations bilatérales. Compte tenu de son envergure, cette opération d’échanges de titres a été scindée en deux transactions menées respectivement en mai et octobre 2019. Au final, un montant de 282 milliards de FCFA de titres échéants en 2019 et en 2020 ont été échangés contre de nouveaux titres arrivant à échéance en 2022 et 2024, assortis de caracté- ristiques financières en ligne avec les conditions actuelles du marché. L’échange de titres a ainsi permis de rallonger la durée de vie moyenne des anciens titres en la faisant passer de 6 mois en moyenne à 3 ans et demi, d’améliorer la structure du portefeuille et d’atténuer les pics de rembour- sement de l’Etat de Côte d’Ivoire sur les exercices 2019 et 2020 ; tout en dégageant des marges de manœuvre budgétaires notamment en terme de trésorerie additionnelle substantielle.

L’introduction d’Oragroup à la BRVM

16 avril 2019 à Lomé. L’ancienne directrice d’Oragroup, Mme Ndoye recevant le certificat d’entrée des mains du DG de la BRVM.

Il s’agit de la plus grande introduction en Bourse (avril 2019) à la BRVM, à mettre sur l’actif de l’équipe dirigeante de Orabank et don ancienne directrice générale Binta Ndoye Touré. L’OPV comprenait l’émission de 6 097 561 nouvelles actions, par augmentation de capital, et la cession de 7 785 445 actions existantes sur le marché secondaire, au prix de 4 100 francs CFA l’action, soit une levée sur le marché financier régional de 56,92 milliards de francs CFA. Avec cette entrée en bourse, 20 % du capital d’Oragroup est coté, les autres actionnaires conservent 80 % du capital. Présent dans 12 pays d’Afrique, Oragroup affichait un total de bilan à 1 794 milliards de francs CFA à la fin 2017, soit une croissance de 45 % depuis 2014.
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Les économistes de l’année 

Carlos Lopes, «African in Transformation»

Le livre de Carlos Lopes intitulé «Africa in Transformation», est paru en avril 2019. L’auteur identifie 8 défis de l’Afrique dans son livre événement salué à la fois par l’Académie Russe des Sciences, l’Université George Washington et, entre autres, par l’Université de Saô Paulo comme l’ouvrage à lire pour comprendre les dynamiques de ’Afrique actuelle. Les 8 défis de la transformation africaine, identifiés par l’auteur, vont du choix des politiques de développement, à la réforme de l’espace politique, au respect de la diversité (évident dans un continent comptant 2 110 langues vivantes, soit 30% du stock mondial) en passant par l ‘industrialisation, la prise en compte du changement climatique et la mise à profit de la relation entre l’Afrique et la Chine.

Kako Nubukpo, «Urgence Africaine»

Changeons de modèle de croissance»
Dans son dernier livre, «Urgence Africaine, changeons de modèle de croissance » ((éd. Odile Jacob), l’économiste togolais aborde l’urgence africaine dans ses dimensions démographique, climatique, sociale et sécuritaire. L’économiste et ancien ministre togolais, connu aussi pour ses travaux sur la monnaie Franc CFA (sortir de la servitude volontaire), milite pour un changement radical de modèle de croissance. L’actuel modèle maintient l’Afrique dans «l’esclavage colonial» déclare-t-il. «C’est un modèle de croissance mortifère, car c’est dans la transformation des matières premières qu’on crée des emplois, de la valeur ajoutée et donc des revenus. Ce modèle pousse notre jeunesse à migrer vers là où se créeront la richesse et les jobs », explique-t-il dans un entretien avec Le Monde.

Cheikhna Cissé, «FCFA, Face Cachée de la Finance Africaine»

Essayiste, auteur de plusieurs livres, articles et analyses sur l’économie africaine, Cheikhna Bounajim Cissé participe à l’animation du débat straégique africain. Son dernier livre intitulé «FCFA, Face cachée de la Finance Africaine (452 pages, éd. BoD, déc. 18) répond à un certain nombre de questions. «De la place de l’Obélisque à Dakar aux ruelles fumantes de Poto-Poto à Brazzaville, de la lagune Ébrié en Côte-d’Ivoire au centre-ville bouillant de Douala, l’odeur de la colère des jeunes Africains, abusés et désabusés au-dedans, chassés et pourchassés au-dehors, ne cesse de fumer et d’enfumer l’antre de la zone franc. Dans ce marmitage médiatique et numismatique, il y a trop de spéculations et d’approximations. Bien souvent, ceux qui en parlent en savent peu ; et ceux qui savent en disent le moins possible. Entre les pro-CFA et les anti-CFA, il y a la vie de 164 millions d’Africains qui mérite le plus grand soin », écrit Cheikhna Bounajim.

Cedric Mbeng : Libérer le potentiel de l’Afrique – des idées d’Alexander HAMILTON

Économiste gabonais, financier africain de l’année 2017, Cedric Mbeng a publié plusieurs ouvrages sur les enjeux économiques du continent.

Le dernier livre de Cédric Mbeng Mezui, a été présenté au Palais Brongniart, place de la Bourse à Paris, le 05 Avril 2019. Le parti pris de l’auteur, citoyen gabonais et cadre à la Banque Africaine de Développement, sur les idées d’Alexander Hamilton au détriment de celles de Malthus, qui connaissent un retour en force dés lors qu’il s’agit de rapporter le flot migratoire à la démographie africaine, relève d’une audace intellectuelle. Cédric considère que durant ce 21ème siècle, la taille et la structure anticipées de la population africaine vont donner à ces pays l’opportunité de devenir un réservoir de capitaux longs et d’accroître la force de travail mobilisable. Cette situation est au centre des discussions et des enjeux géostratégiques. C’est un bouleversement qui induit d’énormes responsabilités. Il devrait marquer l’essor de nombreux «champions africains» dans les industries, les infrastructures et les services.

*Source www.financialafrik.com