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Santé Beker, à la conquête du marché des génériques en Afrique

Le laboratoire Beker, spécialisée dans la fabrication des médicaments génériques, de la formulation à distribution en passant pour la production, vise le marché africain, participant ainsi à positionner l’Algérie, qui a atteint les 80% de production locale de ses besoins en médicament, dans le secteur. 

 

Par Lilia Ayari

 

« On a commencé à la 200èmeplace et , au bout de dix ans, nous sommes dans le top 10, en huitième position sur le marché algérien ». Une belle prouesse pour Beker, une société algérienne spécialisée dans la fabrication des médicaments génériques, de la formulation à distribution en passant pour la production. La clé de son succès. « Nous avons notre propre centre de développement dans lequel nous créons nos formules. Ainsi gérons la chaîne de valeur de A à Z », souligne Ismahane Benbitour, responsable chez Beker.

 

« En 2014, 70% des besoins en santé en Algérie étaient produit localement , aujourd’hui on est à 80% »

 

Le laboratoire a notamment développé un générique traitant l’hépatite C. « A la base, le traitement contre l’hépatite C, développé par un laboratoire américain, coûte 98 000 $.

Pour les pays à faible revenu, un programme a été mis en place : ils travaillent avec des entreprises locales, leur octroie la licence et livre le traitement pour 400 $. En Égypte par exemple qui concentre la plus forte prévalence à l’hépatite C, explique Chiraz Bensemmane, consultante pour Beker. En Algérie, non considérée comme un pays à faible revenu, et non membre de l’OMC, Beker a pu développement le traitement, à travers un générique conçu dans son propre laboratoire avec un taux d’efficacité de 97%. » Résultat, le laboratoire propose aujourd’hui toute la gamme de traitement pour l’hépatite C, et a participé à soigner le mal localement alors que les autorités algériennes se sont engagées à développer l’industrie pharmaceutique. « Nous travaillons sur gestion de la maladie à travers des campagnes de sensibilisation, nous accompagnons ainsi le ministère de la santé dans ses missions, explique-t-elle avant de souligner : En 2014, 70% des besoins en santé en Algérie étaient produit localement , aujourd’hui on est à 80%. Nous sommes les deuxièmes à ce titre sur le continent, après l’Afrique du Sud. »

 

« Nous voulons nouer des partenariats, faire du transfert de technologie et positionner l’Algérie comme un exemple en matière de gestion de cette maladie. »

 

Une expertise et un savoir-faire que le laboratoire exporte désormais. « Nous avons développé récemment notre activité d’export. Aujourd’hui, nous exportons en Uruguay et Biélorussie et on commence à regarder en direction de l’Afrique. Nous avons effectué quelques missions, au Burundi, au Sénégal aujourd’hui… Nous voulons nouer des partenariats, faire du transfert de technologie et positionner l’Algérie comme un exemple en matière de gestion de cette maladie. »

 

L’Algérie aujourd’hui se positionne en tant que leader grâce à son approche intégrée de gestion de la maladie et la disponibilité de traitements innovants et répond, ainsi, aux objectifs de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) d’élimination de l’hépatite C à l’horizon 2030.