• Rencontres Africa Tunis « Un choix politique et stratégique »
  • Rencontres Africa Tunis « Un choix politique et stratégique »
  • Rencontres Africa Tunis « Un choix politique et stratégique »
  • Rencontres Africa Tunis « Un choix politique et stratégique »

Rencontres Africa Tunis « Un choix politique et stratégique »

Alors que cette année, la deuxième Edition des Rencontres Africa se tiendront sur le continent dans 3 villes différentes, pour l’Afrique du Nord c’est Tunis qui a été choisi_ avec Nairobi et Abidjan. Un choix « politique et stratégique ».

Par Dounia Ben Mohamed

 

Si Abidjan et Nairobi, les deux autres villes choisies pour accueillir la seconde édition des Rencontres Africa, lesquelles se tiennent cette année dans trois cités du continent, n’ont fait l’objet d’aucune interrogation, celui de Tunis, et non de Casablanca, à l’inverse, n’a pas manqué de surprendre. Et la question a tout de suite été soulevée, le 6 juillet, au Centre de promotion des exportations (Cepex) à Tunis, lors de la conférence de presse de lancement officiel des Rencontres Africa 2017, édition tunisienne. Marc Hoffmeister, commissaire des rencontres Africa, organisateur des rencontres, lèvera d’emblée de jeu tous les questionnements. « Pour l’Afrique du Nord, nous cherchions un pays du Maghreb où la France avait une tradition forte. Nous avions le choix entre le Maroc, l’Algérie ou la Tunisie.  On a fait une enquête auprès des participants de l’an dernier, soit  2700 personnes. Nous avons reçu 800 réponses avec une préférence pour la Tunisie, indique-t-il avant d’admettre : Entre nous, beaucoup de manifestations se tiennent au Maroc, ils n’ont pas besoin de nous pour faire leurs opérations alors que l’on peut apporter beaucoup de choses en Tunisie. »

« On sait tous que l’on a un potentiel important en Afrique, et nul n’ignore que la France a investi sur le continent de longue date mais elle sait aujourd’hui qu’elle ne peut plus le faire toute seule. »

En effet, l’ambition affichée n’est pas des moindres : aller conquérir de nouveaux marchés en Afrique grâce à un mélange des savoir-faire franco-tunisien. « Les Rencontres africaines, rappelle Marc Hoffmeister ont été créés l’année dernière à l’initiative du ministère français de l’économie et du ministère des affaires étrangères afin d’organiser une manifestation qui soit une sorte de participation commune pour nos intérêts communs en Afrique. On sait tous que l’on a un potentiel important en Afrique, et nul n’ignore que la France a investi sur le continent de longue date mais elle sait aujourd’hui qu’elle ne peut plus le faire toute seule. C’est dans cette logique d’investissement partagé que nous avons organisé la première édition l’année dernière. Pour être tout à fait honnête, on s’attendait à 800 participants et nous en avons eu près de 3000. Un succès très important parce que ces rencontres répondent à une attente. C’est le principal à retenir : on organise une manifestation qui répond aux attentes des principaux chefs d’entreprise. »

«  L’idée est de se dire que la Tunisie peut être la porte d’entrée pour l’Afrique mais pas seulement, on peut avoir des projets communs pour exporter en Afrique. »

Et de souligner que déjà plus d’une centaine de chefs d’entreprises français se sont déjà inscrits, et tout autant de  Tunisiens et d’Africains. Un succès annoncé donc et le signe de l’intérêt porté  pour l’édition tunisienne. «  L’idée est de se dire que la Tunisie peut être la porte d’entrée pour l’Afrique mais pas seulement, on peut avoir des projets communs pour exporter en Afrique. » Une idée qu’il précisera ainsi : « dans l’agriculture on a un savoir- faire tunisien et des industries françaises qui, associés, peuvent donner des résultats intéressants. Dans l’industrie mécanique, automobile et aéronautique on a également des choses à imaginer ensemble; dans  tout ce qui est digital; il y a un véritable espace de coopération ; etc. »

« Un choix voulu par la France de construire, co-construire avec la Tunisie quelque chose de très singulier ensemble, qui n’a jamais été fait. Nous allons pendant ces deux jours organiser des alliances pour aller travailler en Afrique ensemble. »

Des éléments qui rendent la Tunisie légitime pour accueillir la manifestation. «  C’est un choix politique et stratégique, confirme Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France en Tunisie. «  La Tunisie démontre avec le déploiement de Tunisie dans les deux années à venir _ ouvertures de 13 nouvelles liaisons africaines_ qu’elle est capable de faire beaucoup de chose en très peu de temps. Cette petite rencontre à Tunis est très importante en ce que c’est le seul endroit choisi en Afrique du Nord, un choix voulu par la France de construire, co-construire avec la Tunisie quelque chose de très singulier ensemble, qui n’a jamais été fait.

Nous allons pendant ces deux jours organiser des alliances pour aller travailler en Afrique ensemble. Le choix de Tunis et non Rabat est donc un choix politique et stratégique important. Et l’opportunité de faire de bonnes affaires. »

« Aujourd’hui l’Afrique affiche un potentiel énorme et des besoins dans tous les secteurs,  à nous de définir et valoriser les secteurs dans lesquels on peut se positionner. »

Une opportunité que les autorités entendent bien saisir décidés à profiter des marchés qu’offrent l’Afrique subsaharienne alors que sa population va doubler dans les années à venir et ses besoins vont aller grandissants, ainsi que le souligne le ministre tunisien de l’industrie, Zied Ladhari, Ministre du commerce et de l’industrie de Tunisie. « Nous sommes ravis que la  plus grande manifestation économique au niveau du continent puisse également avoir une escale à Tunis. L’occasion pour nous d’accueillir un grand nombre d’acteurs économies français et africains. Ce qui démontre l’ancrage africain important de la Tunisie. Aujourd’hui l’Afrique affiche un potentiel énorme et des besoins dans tous les secteurs,  à nous de définir et valoriser les secteurs dans lesquels on peut se positionner. »

En attendant, ceux qui souhaitent également s’informer des opportunités qu’offre l’Afrique, la Tunisie, en particulier, doivent s’inscrire dès à présent sur le site de la manifestation et débourser la somme de 750 Dn soit 267 €, un prix spécialement destiné aux Tunisiens. Les entrepreneurs français eux devront s’acquitter de la somme de 750 €.

S’informer :  www.rencontresafrica.org/fr


Par Dounia Ben Mohamed

 

Vous pourriez aussi aimer

Actualité

Casablanca : le FIAD fête ses 5 ans

Le Club Afrique Développement, fondé par le Groupe Attijariwafa bank, contribue à faciliter les échanges régionaux en développant la coopération Sud-Sud. Pour sa 5ème édition, le groupe co-organise, avec Maroc

Actualité

Côte d’Ivoire : Cepici, facilitateur des investissements

Pour faire du pays « une terre d’investissements » le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire  (Cepici) a – depuis la fin de la crise ivoirienne – intensifié son offensive

Actualité

Services bancaires au Sénégal : la BCEAO compte sévir

Les banques ne respectant pas les 19 mesures édictées par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest et visant à faire démocratiser les services bancaires à toutes les