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Les rencontres Africa : le Kenya, un challenge pour la France

Après Abidjan, et en même temps que Tunis, les Rencontres Africa se tenaient à Nairobi les 5 et octobre dernier. Une édition qui revêtait de multiples enjeux à commencer par renforcer la présence des entreprises françaises dans la région. Un pari réussi ? 

C’est dans un contexte particulier que l’édition kényanne des Rencontres Africa c’est tenue les 5 et 6 octobre dernier, à Nairobi. Après l’annulation par la Cour suprême des résultats de la présidentielle d’août dernier, qui a vue l’élection du candidat sortant Uhuru Kenyatta aussitôt contestée par son challenger, Raila Odinga, le pays est dans l’attente du prochain scrutin, prévu le 26 octobre. Un climat particulier tendu qui n’a pas été sans impact sur l’économie locale, avec un ralentissement des activités illustrées par la chute des cours à la bourse. Ceci étant dit, le Kenya, véritable hub régional sur le plan de la croissance ( plus de 5%), des infrastructures ou encore des technologies, reste un marché attractif où les opportunités d’affaires ne manquent pas. Un véritable challenge pour les investisseurs français peu encore nombreux à avoir percé sur la zone.

Les Rencontres Africa n’avaient pour autre objectif que de renforcer leurs présences, en nouant des partenariats stratégiques avec leurs homologues kenyans. Selon le concept de cette manifestation née des conclusions du Sommet de l’Elysée de 2013, plus particulièrement des recommandations de Hubert Védrine et Lionel Zinzou, co-auteur du rapport «Africa France: un partenariat pour l’avenir». Une invitation à renouveler le partenariat franco-africain sur des bases nouvelles.

Créer un espace d’échanges inédits entre Français et Kenyans

Avec un format qui n’échappe pas à la tendance actuelle,  des discussions sectorielles sur les finances, les TIC, l’agriculture, le développement urbain, le commerce de gros et de détail, l’éducation, les PPP et les énergies renouvelables, autour des tables rondes avec des experts africains et français et partenariats dans le commerce et l’investissement; et des rencontres b to b.

Marqué par  la présence de l’Ambassadeur de France au Kenya SE Antoine Sivan,  Carole Kariuki , Directrice du KEPSA (patronat local),  Yvonne Mburu, Directrice Générale de Medin Africa et Conseillère d’Emmanuel Macron pour l’Afrique ecoute encore Adan Mohamed, Secrétaire du Cabinet de l’EGH Industrie, Commerce et Coopératives du Kenya, l’édition kényane a tenue ses promesses : créer un espace d’échanges inédits entre Français et Kenyans. Et pour ces derniers, rien n’empêche les opérateurs économiques français à se positionner dans un pays libéral et donc ouvert, et qui offre des conditions favorables à leur implantation.

700 entreprises françaises au Kenya

C’était entre autre le message porté par Carole Kariuki. « Le marché kenyan, est un marché porteur » alors que, depuis 2010, le nombre d’entreprises françaises établies au Kenya a plus que doublé pour atteindre plus de 700 entreprises au total et créé plus de 10 000 emplois. Elle souligne au passage que le Kenya contrôle près de 40% du PIB de la Communauté d’Afrique de l’Est, autrement dit s’implanter au Kenya c’est se positionner sur l’ensemble de la zone.  « Grâce à son ouverture économique, à un secteur privé dynamique et à une meilleure qualité de l’éducation, les investisseurs étrangers placent le Kenya dans une position avantageuse pour bénéficier des accords de libre-échange avec le marché commun d’ Afrique de l’est. Aujourd’hui, le bloc économique des pays de l’Est en Afrique est celui qui connaît la croissance la plus accrue en Afrique avec beaucoup de ressources naturelles inexploitées et une forte urbanisation offrant aux entreprises françaises un emplacement stratégique et un environnement favorable. »

« Business as usual » 

Et l’ambassadeur de France au Kenya de rassurer ses compatriotes quant au climat politique actuel. « Quelles que soient les vicissitudes que connaît la politique intérieure kényane, business as usual (les affaires comme d’habitude). C’est ce qui est très important. Au Kenya, c’est le business qui prime. »

Néanmoins, l’incertitude continue de planer avec ce nouveau scrutin prévu, s’il a bien lieu, le 26 octobre prochain et les entrepreneurs français sont pour l’instant dans l’attente…


 

Par Ghizlaine Badri, en direct de Nairobi

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