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De nouveaux financements pour les jeunes entrepreneurs togolais

Afin de faire face au manque de financements pour les jeunes porteurs de projets, les autorités togolaises ont mis sur pied certaines structures depuis quelques années. Qu’il s’agisse du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) ou encore de l’Agence Nationale de Promotion et de Garantie de Financement des PME/PMI (ANPGF), ces deux institutions œuvrent déjà à l’accompagnement financier. Mais pour franchir d’autres paliers dans leur mission commune, elles viennent de signer fin mai une convention de partenariat. Et ce donc pour ouvrir à de nouveaux financements.

Pour Naka GNASSINGBE DE SOUZA, directrice de l’ANPGF, ce partenariat va permettre aux jeunes entrepreneurs qui bénéficient déjà d’un accompagnement financier de viser encore plus loin dans les activités de leurs nouvelles entreprises. « Les deux structures ont été créées par le gouvernement togolais mais avec des missions et objectifs plutôt convergents. L’objectif de ce partenariat, c’est de permettre aux jeunes entrepreneurs qui ont déjà été appuyés par le FAIEJ – et qui a des plafonds de financements – de viser encore plus loin. Il y a des jeunes au guichet FAIEJ qui ont déjà fait leur preuve – et qui ont aujourd’hui atteint leur maturité – mais qui ont encore besoin d’aide ».

Idem pour Madame Sahouda GBADAMASSI  MIVEDOR, directrice du FAIEJ, pour qui il s’agit de soutenir le développement de ces entreprises naissantes à travers des prêts beaucoup plus importants. « Ces jeunes, au bout de trois années d’activité, ont prouvé leur compétence et ont mis en œuvre des entreprises qui sont aujourd’hui rentables. Maintenant, ces entreprises doivent passer à une autre échelle de leurs activités.  Pour assurer cette seconde phase, nos deux structures ont signé ce partenariat », a-t-elle expliqué.

Lutter contre le chômage mais aussi le sous-emploi 

Selon la récente enquête dénommée QUIBB 2015, le taux de chômage togolais a baissé de 6,5% en 2011 à 3,4% en 2015, soit une réduction de moitié (3.1 points de pourcentage). Par contre le taux de sous-emploi a lui augmenté de 2.1 points ; il est passé de 22,8% en 2011 à 24,9% en 2015. Les deux institutions vont donc œuvrer désormais ensemble pour inverser la tendance du chômage des jeunes au Togo conjointement à la diminution du sous-emploi. Pour la directrice de l’ANPGF, « le défi qui a été lancé à ces deux structures, c’est de réduire le taux de chômage, de régler le problème de pauvreté, et de combattre le sous-emploi ». Le nouveau partenariat viendra donc pour cela orienter les jeunes diplômés vers l’entreprenariat.

« Désormais, le choix est clair pour tous les jeunes togolais, il faut entreprendre pour bénéficier des financements que proposent ces deux structures qui ont décidé de mutualiser leurs efforts. Les jeunes qui vont réussir grâce aux offres  de financement de ces deux structures pourront  aussi contribuer à leur manière à lutte contre le chômage et le sous-emploi – car l’Etat ne peut pas être le seul employeur du pays », a expliqué KOUDOU Dovi, promoteur de thé de Kinkéliba déjà appuyé financièrement par le FAIEJ, et qui en rappelle le dispositif : « le plafond de financement d’entreprise proposé par le FAIEJ est de 6 millions de FCFA quand on est en groupe et de 1,5 million de FCFA quand on est seul ». Et à la direction de l’ANPFG de préciser : « l’intérêt principal de notre nouvelle convention, c’est que l’ANPFG peut maintenant accompagner sur des montants de financement beaucoup plus élevés afin de contribuer à la croissance économique de notre pays et créer de l’emploi ».

Un financement multipartite 

« L’autre objectif de ce partenariat, c’est que les deux structures puissent  mettre ensemble leurs moyens pour la création d’un nouveau fonds, et qui sera abondé certes par l’Etat, mais aussi par les collectivités locales et les partenaires au développement » a expliqué Naka GNASSINGBE DE SOUZA. Et dans ce cadre, c’est déjà une vingtaine de jeunes entrepreneurs qui vont bénéficier des premiers financements élargis de  cette convention.

Pour rappel, les deux structures accompagnent individuellement plusieurs centaines de jeunes entrepreneurs togolais dans la mise en place de leurs entreprises.  Dans tous les secteurs économiques : agriculture, élevage, services, artisanat, micros, industries, etc…  Au terme de l’année 2016, les autorités attribuent à ces deux programmes d’aide des résultats jugés satisfaisants : 2000 jeunes porteurs d’initiatives formés en techniques de création d’entreprises ; 1 200 emplois créés ; 400 plans d’affaires soumis et financés. Toutefois, la nouvelle convention table sur la création de 1500 emplois et le financement de 400 nouveaux projets.


 

Auteur : Blamé Ekoué // Photos : De jeunes entrepreneurs affichant leur premier chèque acquis auprès du FAIEJ © DR

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