• Cemac Le challenge de Daniel Ona Ondo

Cemac Le challenge de Daniel Ona Ondo

Le Sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale a rendu son verdict au soir du 31 octobre 2017. L’ancien premier ministre gabonais conduit désormais le processus de l’intégration des personnes et des biens dans la sous-région.  

 Par Didier Ndengue, à Douala

 

N’djamena a vibré au rythme de l’intégration des peuples le 31 octobre 2017. En effet, la capitale tchadienne a accueilli le Sommet Extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Cemac). La grand-messe a regroupé les décideurs du Cameroun, du Tchad, de la Guinée Equatoriale, de la République Centrafricaine, du Gabon et du Congo Brazza. Elle a été présidée par Idriss Deby Itno, président de la République du Tchad et par ailleurs président de ladite conférence. Avec la présence remarquée de Paul Biya. Signe de l’importance de ce Rdv. C’est d’ailleurs ce qui a été observé avec des multiples résolutions concrètes qui ont sanctionné les travaux de N’djamena. Malgré l’absence toutefois des présidents du Gabon et du Congo Brazza, Ali Bongo Ondimba et Denis Sassou Nguesso, représentés par leurs premiers ministres. Soulignons que le sommet a été précédé par une session extraordinaire du Conseil des Ministres de l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC) et une session extraordinaire du Comité Ministériel de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale (UMAC), respectivement le 29 octobre et le 30 octobre 2017. 

Suppression des visas  

Les résolutions de leurs assises ont été portées à la sanction des chefs d’Etat. Ces derniers se sont réjouit de l’ouverture intégrale de leurs frontières pour matérialiser la libre circulation des personnes et des biens. Ainsi, les ressortissants de la Cemac n’auront plus besoin de visas pour se déplacer à l’intérieur de la communauté. Une mesure prise par les Etats membres en application de l’Acte additionnel N°01/13/CEMAC-070 U-CCE-SE du 25 Juin 2013. Pour accompagner la libre circulation, la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) va « prélever sur les ressources du Fonds de Développement de la Communauté (FODEC), le montant de 1,7 milliard de francs CFA pour le paiement du reliquat dû à INTERPOL au titre de la sécurisation des frontières de la CEMAC », ont déclaré les chefs d’Etat. Ils ont également instruit la Commission de la CEMAC de prendre toutes les dispositions pour la création des postes sécurisés aux frontières, afin de réserver le bénéfice exclusif de la libre circulation aux ressortissants de la Communauté.

Annulation des arrières de la Taxe Communautaire d’Intégration (TCI)

Le financement de la communauté était également au menu de la Rencontre. «  Au regard du niveau des arriérés accumulés par les Etats membres au titre de la Taxe Communautaire d’Intégration (TCI), la Conférence a décidé d’annuler la masse d’arriérés à hauteur de 90%, afin de partir sur des bases nouvelles. Elle a invité les Etats membres à s’acquitter du différentiel de ces arriérés avant la fin de l’année », précise le communiqué final. Et de renchérir: « la Conférence a exhorté les Etats membres, sans conditions, à appliquer intégralement le mécanisme de liquidation et de recouvrement du produit de la TCI ». Le nouveau président de la Commission de la Cemac Daniel Ona Ondo, et ses collaborateurs nouvellement nommés à la tête des institutions spécialisées de la Cemac, devront veiller de près sur ces nouvelles mesures de l’intégration en Afrique centrale. Ils sont également appelés à s’assurer de la mise en œuvre, entre autres, des politiques énergétiques et des transports en Afrique centrale à l’horizon 2035, que les chefs de l’Etat ont adopté à N’djamena.


 

 Par Didier Ndengue, à Douala

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