• 52ème Assemblées annuelles de la BAD : un seul mot d’ordre : « Nourrir l’Afrique ! »
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52ème Assemblées annuelles de la BAD : un seul mot d’ordre : « Nourrir l’Afrique ! »

Les 52ème réunions annuelles du Conseil des gouverneurs de la Banque africaine de développement (BAD) et la 43ème séance du Conseil des gouverneurs du Fonds africain de développement (ADF) se sont ouvertes officiellement le 23 mai 2017. Une édition singulière à double titre : d’une part parce qu’elles se tiennent à Ahmedabad, en Inde, d’autre part parce que le thème principal est l’agriculture. Ou plus précisément le défi de transformer l’Afrique par l’agriculture.01

Par ANA

Les 52ème réunions annuelles du Conseil des gouverneurs de la Banque africaine de développement (BAD) et la 43ème séance du Conseil des gouverneurs du Fonds africain de développement (ADF) se sont ouvertes officiellement à Ahmedabad, en Inde, le 23 mai 2017. Et dès le discours d’ouverture, le président de l’Institution en a rappelé l’enjeu : « Lorsque j’ai été élu 8e président de la Banque, j’ai annoncé très clairement que nous allions travailler sur cinq domaines en priorité, qui pour moi représentent les principaux défis auxquels est confrontée l’Afrique », a rappelé Akinwumi Adesina, président de la BAD. Les cinq priorités étant : éclairer et fournir de l’énergie à l’Afrique ; nourrir l’Afrique ; industrialiser l’Afrique ; intégrer l’Afrique ; et améliorer la qualité de vie des Africains. Et pour cette édition, le thème choisi, par le président, par ailleurs ancien ministre de l’agriculture du Nigéria, est « Nourrir l’Afrique ». Un défi au cœur des enjeux du continent selon l’étude, également baptisée « Nourrir l’Afrique », réalisée par les experts de la BAD : dans un continent à 80% rural, l’agriculture est à même de transformer l’Afrique, et d’améliorer le niveau de vie de ses habitants.

« Pour faciliter la transition du continent vers une croissance verte, il faudrait promouvoir des initiatives de développement durable en investissant dans les énergies renouvelables et propres, l’agriculture climato-intelligente et la gestion durable des ressources en eau »

« Malgré la croissance régulière enregistrée par le continent au cours des dix dernières années, 120 millions d’Africains demeurent sans emploi, 42 % de la population vit toujours en dessous du seuil de pauvreté, qui est de 1,25 dollar par jour, et près d’une personne sur quatre reste sous-alimentée en Afrique subsaharienne », a déploré le président. « Les inégalités sont également évidentes : six des dix pays du monde où les inégalités sont les plus marquées se trouvent en Afrique et ceux qui pâtissent le plus de cette situation sont les femmes et les jeunes. Certes, l’Afrique est le continent qui émet le moins de carbone, mais il est aussi le plus vulnérable à la variabilité et au changement climatiques. Pour faire en sorte que la croissance soit inclusive, il faudra permettre à un plus grand nombre de personnes, de pays et de régions d’avoir un accès accru aux possibilités économiques et aider le continent à créer les emplois productifs dont il a grand besoin, tout en protégeant les personnes vulnérables. Pour faciliter la transition du continent vers une croissance verte, il faudrait promouvoir des initiatives de développement durable en investissant dans les énergies renouvelables et propres, l’agriculture climato-intelligente et la gestion durable des ressources en eau, entre autres. »

Une édition qui se tient en Inde, signe du poids grandissant pris par l’Asie en Afrique

Ainsi jusqu’au 25 mai, les leaders du continent, mais également leurs partenaires internationaux échangeront autour de cette thématique afin d’apporter des propositions concrètes pour « libérer le potentiel agricole de l’Afrique » ainsi que leur exhortera Adesina. Une édition par ailleurs pour porter un autre intérêt : pour la première fois, la rencontre se tenait en Inde – qui figure parmi les pays non africains membres de l’institution – signe du poids pris par le pays sur le continent… mais aussi par l’Asie plus largement, principal investisseur en Afrique avec donc la Chine, premier pourvoyeur d’emplois, également le Japon, la Malaisie, Singapour, et bien sûr l’Inde.


 

Auteur : ANA // Photos : 52ème Assemblées de la BAD © AFBD

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