• FEJA 2018 Abidjan Paradise Game

FEJA 2018 Abidjan Paradise Game

Le temps d’un week-end, le Palais de la culture de Treichville s’est transformé en salle de jeux géante. Du 23 au 25 novembre des gamers du continent se sont donnés RDV pour la seconde édition du Festival d’e-Ssport et de jeux vidéo d’Abidjan (FEJA 2018). L’occasion de sensibiliser les jeunes sur les opportunités qu’offrent le secteur…

 Par Bilkiss Mentari, à Abidjan.

« Abidjan, capitale africaine du jeu vidéo ! » Annonçait avec enthousiasme Éric M’Boua, maitre de cérémonie de l’ouverture officielle de la seconde édition du Festival d’e-Ssport et de jeux vidéo d’Abidjan (Feja). Et en effet, le temps d’un week-end, du 23 au 25 novembre, le Palais de la culture de Treichville s’est transformé en salle de jeux géante. Just dance, FIFA, Street Fighter V … les gamers de la place, ainsi que du continent, n’ont pas manqué le RDV. Enfants, ados et adultes, des filles autant que des garçons, se sont plongés dans la réalité virtuelle. Tandis que les puristes participaient aux différents tournois. C’est l’idée, portée par Sidick Bakayoko, PDG de Paradise game et organisateur du Feja : donner aux passionnés de jeux vidéo l’occasion de jouer dans les meilleures conditions… et de s’affronter. « C’est une fierté de voir autant de personnes ici parler du jeu vidéo, confie Sidick avant d’assurer :  l’avenir de l’Afrique, ce sont les jeunes, ici, et le jeu vidéo ! »

« Si le jeu vidéo à l’international génère plus qu’argent que le cinéma et la musique réuni, c’est que c’est possible en Afrique ! »

L’occasion au passage de sensibiliser les jeunes, les plus jeunes notamment alors que des scolaires, collégiens, étudiants, étaient invités à la séance d’ouverture, aux opportunités qu’offrent un secteur en plein essor, l’e-Sport. « Les jeunes doivent regarder le jeu vidéo comme un moyen de changer leur vie. C’est d’ailleurs le thème de cette édition, le jeu vidéo créateur d’emploi. C’est pourquoi nous avons invité des écoliers et des étudiants ainsi que des experts pour leur parler du jeu vidéo et des moyens d’en faire un métier. Pour qu’ils en parlent à leurs amis, à leurs parents. Si le jeu vidéo à l’international génère plus qu’argent que le cinéma et la musique réunis, c’est que c’est possible en Afrique ! »

L’eSport, 107 milliards de dollars fin 2017, 1 milliard en Afrique

Parmi les experts, Serge Thiam, directeur stratégie digitale et numérique Stay Connect. Avec plus de 20 ans dans le domaine des télécommunications et du Multimédia, Serge Thiam a fait partie de cette génération qui a vécu les premières heures de l’ère Internet en Afrique et en Europe durant les années 90. Il a en outre positionné le continent sur l’eSport en étant à l’initiative des 3 plus grandes compétitions Panafricaine à savoir, l’Orange Football Club eSport 2016-2017, l’Africa Games Show 2017 et l’Orange Esport Expérience qui se tiendra à Dakar dans quelques jours. « A l’ère du digital, nous devons stopper cette fracture numérique entre l’Europe, l’Amérique, l’Asie, et l’Afrique.  Alors, c’est bien de jouer, mais vous avez le devoir de vous informer sur ce qui se fait dans le monde. » Le tableau est planté. Serge Thiam poursuit sa démonstration, chiffre à l’appui. « Le marché du gaming aujourd’hui c’est 107 milliards de dollars fin 2017. »

« La croissance d’internet et de la culture numérique plus largement sera portée par le gaming »

Avec dans le top 4, la Chine, les États-Unis, le Japon et l’Allemagne. Et l’Afrique… plus très loin, avec 1 milliard de chiffre d’affaire en 2017, grâce notamment au déploiement du Smartphone qui aujourd’hui permet, également, de jouer. « En Afrique, on attendait en 2020 un milliard de client mobile. Un chiffre déjà atteint fin 2017. Internet + 9% ; gaming + 8,2% avec 50% de moins de 20 ans, la croissance d’internet et de la culture numérique plus largement sera portée par le gaming. Et, citant l’aventure de Kiro’o Games, un jeu 100% camerounais, il lance : « « Voilà les opportunités que vous avez, vous les jeunes, avec le E-Sport ! A travers votre passion il y a des métiers. »

L’interview de Sidick Bakayoko, à voir sur ce lien : http://www.africanewsagency.fr/?p=7955


Par Bilkiss Mentari, à Abidjan.

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