• Futurallia Mission réussie pour l’édition tunisienne

Futurallia Mission réussie pour l’édition tunisienne

La 22ème édition de Futurallia, le rendez-vous d’affaires international, organisé pour la première fois en Afrique, en Tunisie, a atteint ses objectifs. Avec, pour le porteur du concept, plus de 650 participants, tunisiens et étrangers ; un renforcement du triptyque Europe-Afrique- Moyen-Orient pour Tunis qui se rêve en hub des investisseurs dans la région.

Par Dounia Ben Mohamed, à Tunis 

C’était un pari loin d’être gagné d’avance. Avec plusieurs inconnues. Les Tunisiens répondront-ils présents ? Le nombre de participants visés, plus de 500, sera-t-il atteint ? Avec une triple présence Europe, Afrique, Moyen-Orient ? Et le 16 novembre au matin, pour le dernier jour du Forum d’affaires Futurallia qui organisait sa 22ème édition à l’Hôtel Laico à Tunis, une première en Afrique, le bilan était plus que positive.

« Promouvoir la Tunisie comme une plateforme des investissements, et promouvoir l’intelligence tunisienne, pas seulement la main d’œuvre mais notre savoir-faire »

« Tout se passe bien ? » interroge Mongia Amara, vice-présidente de Conect International, à l’origine de l’initiative.  « Très bien, répondent deux jeunes hommes représentants une société tunisienne. Nous avons un deal en vue avec une entreprise ivoirienne ». C’est l’ambiance qui préfigurait en ce vendredi matin à l’hôtel Laico. Dans les stands, comme sur les tables BtoB, l’affluence est au RDV, pas de chaises vides, l’heure est au business. Bilan positif ? « Et comment ! rétorque Mongia, sur tous les fronts. Nous travaillons sur cet événement depuis près d’un an. Nous avons veillé à tous les moindres détails. Y compris l’accueil à l’aéroport. Avec 650 participants, on peut dire que c’est une réussite. » A la tête d’un groupe de sociétés qui opère dans l’agro-alimentaire, les cosmétiques et la communication digitale, membre fondateur de Conect_ Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie, un jeune syndicat patronal créé en Tunisie aux lendemains de la révolution de 2011 avec l’objectif d’améliorer la citoyenneté patronale et d’accélérer le développement économique de la Tunisie_, elle souligne : «  A la création de Conect, on s’occupait aussi bien du volet national des entreprises que de l’internationalisation des entreprises et la promotion des produits Tunisiens. On participait dans ce sens à pas mal d’évènements avant de décider de créer Conect International, dont la vocation est de promouvoir et aider les entreprises nationales à exporter. Car il y a plusieurs moyens de faire entrer des devises pour le pays, d’aider à l’épanouissement et le développement d’une entreprise, notamment le développement à l’international ».  Y compris sur le continent africain. « Des entreprises tunisiennes aujourd’hui ouvrent des filiales sur le continent, il y a une demande à ce niveau, autant que sur nos marchés traditionnels, européens entre autres. L’autre défi, pour nous, est de promouvoir la Tunisie comme une plateforme des investissements, et de promouvoir l’intelligence tunisienne, pas seulement la main d’œuvre mais notre savoir-faire. A cet effet, nous portions l’ambitions d’organiser des événements d’affaires de dimension internationale. »

Pour porter cette ambition, Conect a sollicité l’expertise de Futurallia, présenté comme « le rendez-vous d’affaires international », fort d’une vingtaine d’éditions dans le monde- Paris, Istanbul, Dubaï, Pékin… – qui a accepté le défi et organisé ainsi sa première édition africaine.

« Le bilan est positif, confirme Vincent Grosyeux, Directeur général de Futurallia, chiffres à l’appui. Avec 650 participants, représentants une trentaine de pays, dont 200 Tunisiens même s’ils ont répondu à l’appel très tardivement. On a connu un rush très fort ses dernières semaines, ce qui traduit cette volonté tunisienne de rencontrer des partenaires, de s’ouvrir sur l’international, et répond à un besoin d’ouverture vers de nouveaux marchés. » Un appel d’air notamment en Afrique direction de l’Afrique. » Au cœur de l’intérêt des participants, la dimension « internationale » de la rencontre, avec cette triangulaire Europe-Afrique- Moyen Orient.  « Il y a effectivement des Européens, des Africains, et des pays du Proche-Orient. Des Qataris, des Jordaniens, on a également une forte délégation égyptienne… C’était clairement l’enjeu. Même si ce n’est pas toujours facile comme positionnement, aujourd’hui tout le monde revendique d’être le hub en Afrique, mais là, on est dans la réalité, avec des entreprises européennes qui viennent capter des investissements en Afrique, à travers des partenaires tunisiens. C’est intéressant de voir ce Futurallia sous le prisme de l’émergence de ce marché africain, très fort. A la fois pour les entreprises européennes, avec cette conviction aujourd’hui que le marché africain, dans les années à venir, va se suffire de lui-même. Et pour les Tunisiens, de se tourner vers l’Afrique.»

Un village de 20 start-up tunisiennes pour promouvoir « l’intelligence » made in Tunisia

En pleine discussion, deux entreprises illustrent ce cas de figure. OilRym, une entreprise tunisienne qui comme son nom l’indique produit de l’huile d’olive, et Optimise consulting, une Française qui travaille déjà en RD Congo, pour le compte d’une centrale d’achat. « On est toujours à la recherche de partenaires pour développer nos activités et prospecter des produits à implanter en RDC, indique le représentant d’Optimise. Pour le moment, nous avons fait de bonnes rencontres. On verra par la suite… » D’ores et déjà, les entreprises ont « connecté », avec plus de 6000 RDV B2B, ce qui pour Mongia, est déjà un acquis dans plusieurs domaines. « D’après mon expérience, même si on ne conclut pas sur place, il est toujours intéressant de rencontrer d’éventuels partenaires, de se confronter à d’autres. Cela peut parfois vous amener à revoir votre stratégie, vous orienter vers de nouveaux marchés ou produits… C’est toujours bénéfique pour une entreprise de rencontrer d’autres entrepreneurs de différents horizons. » A ce titre, un village de 20 start-up tunisiennes, invitées gracieusement, était mis en place. L’occasion de promouvoir « l’intelligence » made in Tunisia et de permettre à ces jeunes entrepreneurs de se confronter aux réalités du marché.

Africallia, en juin 2019 à Abidjan

En attendant, sur un stand, Futurallia était elle-même en prospection. « Nous avons déjà un autre événement prévu en Afrique, Africallia, à Abidjan en juin prochain. »  Futurallia poursuit ainsi son aventure africaine… 

C’était un pari loin d’être gagné d’avance. Avec plusieurs inconnues. Les Tunisiens répondront-ils présents ? Le nombre de participants visés, plus de 500, sera-t-il atteint ? Avec une triple présence Europe, Afrique, Moyen-Orient ? Et le 16 novembre au matin, pour le dernier jour du Forum d’affaires Futurallia qui organisait sa 22ème édition à l’Hôtel Laico à Tunis, une première en Afrique, le bilan était plus que positive.

 

« Promouvoir la Tunisie comme une plateforme des investissements, et promouvoir l’intelligence tunisienne, pas seulement la main d’œuvre mais notre savoir-faire »

 

« Tout se passe bien ? » interroge Mongia Amara, vice-présidente de Conect International, à l’origine de l’initiative.  « Très bien, répondent deux jeunes hommes représentants une société tunisienne. Nous avons un deal en vue avec une entreprise ivoirienne ». C’est l’ambiance qui préfigurait en ce vendredi matin à l’hôtel Laico. Dans les stands, comme sur les tables BtoB, l’affluence est au RDV, pas de chaises vides, l’heure est au business. Bilan positif ? « Et comment ! rétorque Mongia, sur tous les fronts. Nous travaillons sur cet évènement depuis près d’un an. Nous avons veillé à tous les moindres détails. Y compris l’accueil à l’aéroport. Avec 650 participants, on peut dire que c’est une réussite. » A la tête d’un groupe de sociétés qui opère dans l’agro-alimentaire, les cosmétiques et la communication digitale, membre fondateur de Conect_ Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie, un jeune syndicat patronal créé en Tunisie aux lendemains de la révolution de 2011 avec l’objectif d’améliorer la citoyenneté patronale et d’accélérer le développement économique de la Tunisie_, elle souligne : «  A la création de Conect, on s’occupait aussi bien du volet national des entreprises que de l’internationalisation des entreprises et la promotion des produits Tunisiens. On participait dans ce sens à pas mal d’évènements avant de décider de créer Conect International, dont la vocation est de promouvoir et aider les entreprises nationales à exporter. Car il y a plusieurs moyens de faire entrer des devises pour le pays, d’aider à l’épanouissement et le développement d’une entreprise, notamment le développement à l’international ».  Y compris sur le continent africain. « Des entreprises tunisiennes aujourd’hui ouvrent des filiales sur le continent, il y a une demande à ce niveau, autant que sur nos marchés traditionnels, européens entre autres. L’autre défi, pour nous, est de promouvoir la Tunisie comme une plateforme des investissements, et de promouvoir l’intelligence tunisienne, pas seulement la main d’œuvre mais notre savoir-faire. A cet effet, nous portions l’ambitions d’organiser des évènements d’affaires de dimension internationale. »

 

Pour porter cette ambition, Conect a sollicité l’expertise de Futurallia, présenté comme « le rendez-vous d’affaires international », fort d’une vingtaine d’éditions dans le monde- Paris, Istanbul, Dubaï, Pékin… – qui a accepté le défi et organisé ainsi sa première édition africaine.

« Le bilan est positif, confirme Vincent Grosyeux, Directeur général de Futurallia, chiffres à l’appui. Avec 650 participants, représentants une trentaine de pays, dont 200 Tunisiens même s’ils ont répondu à l’appel très tardivement. On a connu un rush très fort ses dernières semaines, ce qui traduit cette volonté tunisienne de rencontrer des partenaires, de s’ouvrir sur l’international, et répond à un besoin d’ouverture vers de nouveaux marchés. » Un appel d’air notamment en Afrique direction de l’Afrique. » Au cœur de l’intérêt des participants, la dimension « internationale » de la rencontre, avec cette triangulaire Europe-Afrique- Moyen Orient.  « Il y a effectivement des Européens, des Africains, et des pays du Proche-Orient. Des Qataris, des Jordaniens, on a également une forte délégation égyptienne… C’était clairement l’enjeu. Même si ce n’est pas toujours facile comme positionnement, aujourd’hui tout le monde revendique d’être le hub en Afrique, mais là, on est dans la réalité, avec des entreprises européennes qui viennent capter des investissements en Afrique, à travers des partenaires tunisiens. C’est intéressant de voir ce Futurallia sous le prisme de l’émergence de ce marché africain, très fort. A la fois pour les entreprises européennes, avec cette conviction aujourd’hui que le marché africain, dans les années à venir, va se suffire de lui-même. Et pour les Tunisiens, de se tourner vers l’Afrique.»

 

Un village de 20 start-up tunisiennes pour promouvoir « l’intelligence » made in TunisiaEn pleine discussion, deux entreprises illustrent ce cas de figure. OilRym, une entreprise tunisienne qui comme son nom l’indique produit de l’huile d’olive, et Optimise consulting, une Française qui travaille déjà en RD Congo, pour le compte d’une centrale d’achat. « On est toujours à la recherche de partenaires pour développer nos activités et prospecter des produits à implanter en RDC, indique le représentant d’Optimise. Pour le moment, nous avons fait de bonnes rencontres. On verra par la suite… » D’ores et déjà, les entreprises ont « connecté », avec plus de 6000 RDV B2B, ce qui pour Mongia, est déjà un acquis dans plusieurs domaines. « D’après mon expérience, même si on ne conclut pas sur place, il est toujours intéressant de rencontrer d’éventuels partenaires, de se confronter à d’autres. Cela peut parfois vous amener à revoir votre stratégie, vous orienter vers de nouveaux marchés ou produits… C’est toujours bénéfique pour une entreprise de rencontrer d’autres entrepreneurs de différents horizons. » A ce titre, un village de 20 start-up tunisiennes, invitées gracieusement, était mis en place. L’occasion de promouvoir « l’intelligence » made in Tunisia et de permettre à ces jeunes entrepreneurs de se confronter aux réalités du  marché.

 

Africallia, en juin 2019 à Abidjan

 

En attendant, sur un stand, Futurallia était elle-même en prospection. « Nous avons déjà un autre évènement prévu en Afrique, Africallia, à Abidjan en juin prochain. »  Futurallia poursuit ainsi son aventure africaine…


 

Par Dounia Ben Mohamed, à Tunis 

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