• Parcours Hakim Soufi, PDG de Macir Vie

Parcours Hakim Soufi, PDG de Macir Vie

Dynamique, enthousiaste et passionné, par son pays, les Tics, le monde des assurances… et la vie. Hakim Soufi, PDG de Macir Vie, incarne cette nouvelle génération d’Algériens, purs produits made in Algeria, qui innove et réinvente l’Algérie de demain.

Par DBM 

Sourire affiché, Hakim Soufi porte sa passion jusqu’au bout des lèvres. « Je suis un homme passionné ! » Par son pays, les Tics, le monde des assurances… la vie en somme. A 45 ans, ce jeune PDG d’un grand groupe d’assurance, Macir Vie, incarne une nouvelle génération d’entrepreneurs algériens, novateurs et ambitieux, porteurs d’une nouvelle Algérie.

« Ce serait présomptueux de ma part car il faut reconnaître que nous avons bénéficié de l’héritage de nos pères et de nos pairs, qui ont fait un travail fabuleux. Vous  allez trouver en Algérie une série d’entrepreneurs nés de familles d’entrepreneurs des années 60 auxquels il faut rendre hommage car ils ont lutté pour faire avancer leur projet et construire ces entreprises qui sont aujourd’hui de grandes entreprises en Algérie. Tout le mérite ne nous revient donc pas. Si ce n’est celle de porter haut les couleurs de nos pères. »  

« Ce qui est formidable aujourd’hui c’est que les technologies font tomber les barrières et permettent de se hisser très vite au niveau des plus grands »

Ceci dit, force est de constater que lui, comme d’autres, réinvente l’entreprenariat en Algérie. Grâce aux nouvelles technologies. « On a été formé en Algérie d’abord et dans d’autres écoles du monde, et quand on est revenu en Algérie, c’était un peu plus simple pour nous parce que l’infrastructure était là, mais nous sommes arrivés avec une nouvelle façon de voir les choses, une réflexion conforme aux exigences du moment, aujourd’hui notamment. Parce que, ce qui est formidable aujourd’hui c’est que les technologies font tomber les barrières et permettent de se hisser très vite au niveau des plus grands. Vous avez, par exemple, des applications qui deviennent très vite des phénomènes de société.  Du coup, on se dit si ça se passe en Chine, en Europe, aux USA, pourquoi pas chez nous ? Pourquoi toujours regardez le train passer au lieu d’être dedans ? »

Lui, assurément, n’aura pas manqué le train. Né à Blida, il mène, selon ses propres termes, un « parcours classique ». « L’école algérienne, puis deux bacs français et algérien, une faculté de droit, et surtout l’Ecole nationale de l’administration, l’ ENA,  une école pour la vie et une école de la vie, qui m’a vraiment formée. La meilleure école aujourd’hui après l’Académie militaire de Cherchel, un microcosme de la société algérienne qui vous permet de comprendre tous les aspects de cette société ».

Un parcours loin d’être classique en somme, d’autant plus qu’il l’effectue dans un contexte exceptionnel, la décennie noire, que le jeune Hakim va traverser sans heurt, grâce à une famille aimante expliquera-t-il et qui va le pousser à la réussite. Sa mère en premier lieu. « On peut réussir dans notre pays. Parce qu’on aime notre pays. Tout le monde aime son pays. Nous, c’est un peu particulier. D’abord parce qu’on a été élevé dans l’amour de la patrie, ensuite, parce que nos mères, ces héroïnes de l’histoire, nous ont poussé, avec cette capacité à nous dire : on croit en toi, et ton pays également. Notre pays, nous a tout donné. A nous de le lui rendre. Ne serait-ce que par esprit de patriotisme et d’ouverture sur le monde. »

« Il évolue, et fait évoluer l’entreprise qui devient la première compagnie d’assurances à capitaux privés. »

Ce qu’il n’aura de cesse de faire. Tout d’abord en rejoignant la société familiale, la Compagnie Internationale d’Assurances et de Réassurance (CIAR). « Puis, à la faveur de la libéralisation, le législateur a souhaité séparer la partie personne des dommages. Et ça c’est passé comme ca. » Il prend ainsi la tête de la jeune filiale, Macir Vie après avoir commencé tout en bas de l’échelle, au service livraison. Il évolue, et fait évoluer l’entreprise qui devient la première compagnie d’assurances à capitaux privés. En l’arrimant au digital et en devenant pionnier dans le paiement en ligne. « Dans la négociation du virage numérique, nous nous étions promis d’aller vers la digitalisation totale de nos services. Sur cette base, nous avons mis en place un nouveau site web, www.macirvie.com ». Lequel permet notamment de souscrire à un contrat d’assurance en ligne, une révolution dans un pays où la bancarisation de l’économie est complexe. « Nous voulons être leaders dans le domaine du digital ». De la même manière, il rêve de voir l’Algérie devenir « le Dubaï de l’Afrique ».

Par ailleurs, vice-président de l’Union des assureurs algériens (UAR), Hakim invite à se saisir des Ntic pour repenser le monde de l’assurance. « Plus qu’un révolution, c’est une destruction. Un système qui disparaît… » A l’image de l’Algérie qui tourne la page des années de rente pétrolière et du repli sur soi pour ouvrir celles de la créativité, de l’innovation. Avec, parmi ses chantres, Hakim Soufi.


 

Par DBM 

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