• Élise Dintchen-Coucke WOMAAF un festival pour le développement de l’économie culturelle
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Élise Dintchen-Coucke WOMAAF un festival pour le développement de l’économie culturelle

Née à Douala, la capitale économique du Cameroun, l’ancienne journaliste de la Radiotélévision Nationale du Cameroun (CRTV), Élise Dintchen-Coucke est à l’origine du Festival des musiques du monde et des arts d’Afrique (WOMAAF) destiné à encourager le  développement de l’économie culturelle.

Par Ibrahima Sanou, à Ouagadougou 

«De plus en plus, on parle de l’économie culturelle. C’est à  chacun d’apporter sa pierre et sa contribution. C’est ce que j’essaye de faire au Nord ». Élise Dintchen-Coucke justifie ainsi les raisons qui l’ont motivé à créer en 2016, le  Festival des musiques du monde et des arts d’Afrique (WOMAAF).  Selon elle, « C’est la méconnaissance de l’autre qui engendre le mépris ». Un constat qu’elle a fait à la suite de ses multiples voyages en tant que journaliste radio, au contact de d’autres cultures du monde. « Nous avons des trésors, des richesses inestimables que la nature n’a pas donné à d’autres ». Franco-Canadienne d’origine Camerounaise, titulaire d`une Maîtrise en Communication organisationnelle (diplômée avec Mention d’excellence) de l’Université du Québec à Montréal (Canada), Elise a été journaliste à la CRTV, animant émissions et magazines avant de devenir responsable presse et publicité au sein de la Compagnie Nationale de Transports Aérien Cameroun Airlines (Camair, actuel Camer-Co).

Un Prix d’Excellence pour 15 ans de services

A ce poste, elle a couvert les événements majeurs de sa compagnie, et privilégiait les prestations des musiciens lors de diverses soirées de gala et de promotion des services et produits de la Camair auprès de sa clientèle. Au sein de la compagnie, elle a, entre autres, créé et animé une émission radio d’information et de promotion très populaire « La Voix des airs ». Elle a aussi écrit des articles pour la revue de bord et le magazine mensuel de l’entreprise, tout en couvrant et animant avec succès, les événements majeurs et les nouvelles dessertes de la compagnie. Cela lui a valu au cours de ses 15 ans de services, un Prix d’Excellence décerné par le PDG de la compagnie. Elle décide par la suite de partir avec sa famille au Canada pour des études de premier et second cycle universitaire en marketing et communication à Montréal. Après 5 ans de formation, elle reprend ses activités professionnelles, crée sa propre société de développement des affaires, et est nommée vice-présidente communication de l’organisation d’affaire de la Francophonie pour le Canada (Forum francophone des affaires). En même temps, elle devient membre du dynamique Réseau des Femmes d’Affaires du Québec, puis collabore et organise avec ces deux structures et sa société de nombreuses missions commerciales dans plusieurs pays africains, missions placées sous les hauts Patronages des Présidents de la République de ces pays. Entrepreneure et femme d’affaire, Élise Dintchen-Coucke a aussi réalisé plusieurs projets familiaux dans les domaines touristiques et immobiliers. Elle y valorise les créations et réalisations artistiques et culturelles en y accueillant en résidence privée de créativité certains artistes plasticiens et créateurs des œuvres de l’esprit. Au Maroc, elle est actuellement vice-présidente de la société Africamex International qu’elle a fondée avec son époux et qui se consacre au développement d’affaires et de partenariats entre les entreprises internationales, celles du Maroc et celles de l’Afrique sub-saharienne.

WOMAAF, d’ici cinq ans, le plus important festival international panafricain

Le Festival WOMAAF qu’elle a créé en 2016, a pour ambition de devenir d’ici cinq ans, le plus important festival international panafricain organisé aux Portes de l’Europe. Il met chaque année un pays d’Afrique à l’Honneur. Les deux premières éditions du festival se sont tenues à Tanger en 2016 et 2017. « Le Burkina Faso était le pays à l’honneur à la première édition avec une forte participation des grandes artistes burkinabè notamment Amity Méria et Awa Sissao et on avait offert, des résidences de créativité à des peintres burkinabè ». La troisième édition est prévue au Burkina Faso les 8, 9 et 10 novembre prochains avec le Maroc comme invité d’honneur. « C’est un festival qui a plusieurs volets : les concerts, les expositions d’arts plastiques, d’arts contemporains, la gastronomie et les conférences sur des thématiques scientifiques reliés à l’art, à la culture et à la musique ». Selon Élise Dintchen-Coucke, la première édition du Festival auquel le Burkina Faso était l’invité d’honneur a permis aux pays du Nord de découvrir l’art burkinabè et le talent des artistes peintres burkinabè qui y ont vendu leurs œuvres et leurs musiques. « Ce n’est pas pour rien que les pays développés font du ministère de la culture, un ministère des Industries culturelles. C’est une source qui peut générer des revenus, créer des emplois, atténuer un peu cette propension de notre jeunesse, à aller vers de faux paradis ». Pour elle, la culture occupe  une place importante et c’est pourquoi, il est dit que l’être humain est le produit de sa culture. « J’ai fait le tour du monde, croyez-moi, nous avons de la chance en Afrique, d’avoir une riche et belle culture variée, diversifiée qui a vraiment des lendemains meilleurs. Il faudrait juste l’exploiter ».


 

Par Ibrahima Sanou, à Ouagadougou

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