• Burkina Hausse de 6,7% du taux de croissance en 2017
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Burkina Hausse de 6,7% du taux de croissance en 2017

Le premier ministre Paul Kaba Thiéba était face aux députés burkinabè le 12 Avril 2018, pour son traditionnel discours sur l’état de la Nation. Il a ainsi souligné une hausse taux de croissance économique du pays de 5,9% en 2016 à 6,7% en 2017.

Par Ibrahima Sanou, à Ouagadougou

C’est une tradition. Le premier ministre Paul Kaba Thiéba faisait face aux députés burkinabè le 12 Avril 2018. Un exercice de douze heures au cours duquel, le chef du gouvernement s’est réjoui des bonnes performances réalisées par son Gouvernement dans la mobilisation des recettes propres au cours de l’année écoulée. Soulignant en premier lieu la hausse du taux de croissance économique qui est passé de 5,9% en 2016 à 6,7% en 2017. Et ce, malgré un contexte sécuritaire national et sous-régionale difficile et une pluviométrie déficitaire. « Les recettes totales et dons ont été mobilisés à hauteur de 1583,6 milliards de FCFA (environ 2 417 709 923 euros) à fin décembre 2017 contre 1412,5 milliards (environ 2 156 488 549 euros) en 2016, soit une progression de 12, 1% ». Selon lui, l’amélioration du niveau des recettes totales est essentiellement tirée par la croissance des recettes propres qui sont passées à 1 389, 4 milliards de F CFA (environ 2 121 221 374 euros) en 2017 contre 1 230,5 milliards de F CFA (environ 1 878 625 954 euros) en 2016, soit un taux d’accroissement de 12,9%. Cette augmentation est consécutive à la hausse des recettes fiscales de 15,1% contribuant ainsi à améliorer le taux de pression fiscale qui passe à 16,6% contre 15,8% en 2016.

Au titre des appuis projets, 201 milliards de FCFA décaissés sur une prévision annuelle de 388 milliards de FCFA 

Concernant les ressources extérieures, Paul Kaba Thiéba a déclaré qu’à la date du 31 décembre 2017, un montant total de 77,9 milliards FCFA (environ 118 931 297 euros) a été décaissé au titre des appuis budgétaires sur une prévision annuelle de 124,9 milliards FCFA, (environ 190 687 022 euros) soit un taux de décaissement de 62,5%. Au titre des appuis projets, ce sont 201 milliards de FCFA (environ 306 870 229 euros) qui ont été décaissés sur une prévision annuelle de 388 milliards de FCFA, (environ 592 366 412 euros) soit un taux de 51,8% au titre de la mobilisation des ressources extérieures. Au vu de ces bonnes performances et des dispositions prises pour assurer la stabilité macro-économique, le premier ministre burkinabè rappelle que le Conseil d’Administration du Fonds monétaire Internationale (FMI) a approuvé le 14 mars 2018, un nouveau programme économique et financier 2018-2020 soutenu par la Facilité Elargie de Crédit (FEC) d’environ 90 milliards de FCFA (environ 137 404 580 euros). « Cette décision du FMI a permis un décaissement immédiat d’environ 14,3 milliards de FCFA (environ 21 832 061 euros) ». Cependant, au-delà du volet purement financier de cet accord, Paul Kaba Thiéba estime que « cette décision du Conseil d’Administration du FMI crédibilise le Burkina Faso vis-à-vis de la communauté internationale, singulièrement les partenaires bilatéraux et multilatéraux ».

La production minière industrielle a atteint 45,8 tonnes d’or fin en 2017 contre 38,5 tonnes en 2016

Dans le domaine minier, le premier ministre a rappelé l’intensification d’un certain nombre d’actions de son gouvernement qui ont permis de porter la production minière industrielle à 45,8 tonnes d’or fin en 2017 contre 38,5 tonnes en 2016 soit un taux de progression de 18,9%. « En termes de valeur, cette production a rapporté 226 milliards de FCFA (environ 345 038 167 euros) au budget de l’Etat contre 190 milliards de FCFA (environ 290 076 335 euros) en 2016, soit un taux d’accroissement de 19% ». En termes de création d’emplois, les mines industrielles ont employé, de l’avis de Paul Kaba Thiéba, au total 8 719 personnes en permanence en 2017 dont 8 150 nationaux, soit 93,5% des emplois. Elles ont également généré environ 26 000 emplois indirects. Quant à l’artisanat minier, on estime à 1,5 millions, le nombre de personnes qui s’y adonnent. Les investissements sociaux réalisés par les sociétés minières au profit des communautés riveraines ont été de 2 milliards de FCFA (environ 3 053 435 euros) en 2017. Profitant de la tribune de la représentation Nationale, le premier ministre Paul Kaba Thiéba a annoncé pour le mois prochain, le lancement de la deuxième phase du Programme d’autonomisation économique des jeunes et des femmes (PAEJF) pour un coût de 5 milliards de F CFA (environ 7 633 587 euros). Mis en place pour la période 2017-2019, le PAEJF est doté d’une enveloppe financière de 16,5 milliards de FCFA (environ 25 190 839 euros). « En 2017, ce sont au total 13 034 micro-projets de jeunes et de femmes qui ont été retenus dans les 13 régions pour un montant global de 5,4 milliards de FCFA (environ 8 244 274 euros) ».

2018 Développement des Tics sur tout le territoire

Dans le domaine des communications électroniques, Paul Kaba Thiéba estime que l’année 2017 a connu la réalisation partielle du réseau Backbone par la construction de la liaison en fibre optique longue de 307 km de Ouagadougou à Pô jusqu’à la frontière du Ghana avec une bretelle à Bagré. A cela s’ajoutent, la poursuite de la réalisation du projet G-Cloud dont le niveau d’exécution au 31 décembre 2017 se situe à 84,7% avec 341 Km de fibre déployée et le démarrage de la mise en œuvre du projet e-Burkina afin d’améliorer la capacité et l’utilisation des TIC. « Toutes ces actions ont permis au secteur d’afficher des résultats appréciables, notamment en termes de couverture du territoire et du taux de pénétration des services de technologies de l’information et de la communication ». En effet, selon le chef du gouvernement, le nombre d’abonnements fixes et mobiles a enregistré une croissance globale de 16,1% entre 2016 et 2017.
En termes de perspectives, l’année 2018 verra de l’avis de Paul Kaba Thiéba,  la poursuite des actions en cours notamment, le déploiement des infrastructures, l’accroissement de la capacité et l’utilisation des TIC dans l’administration publique et dans les entreprises,  l’amélioration de la disponibilité, de l’efficacité et de l’accessibilité de l’offre de services de communications électroniques sur toute l’étendue du territoire national.


 

 

Par Ibrahima Sanou, à Ouagadougou

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