• Lassiné Diawara 40 ans dans le monde des affaires
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Lassiné Diawara 40 ans dans le monde des affaires

Le 26 novembre 2016, il est désigné presque à l’unanimité (29 voix sur 30) président de la chambre de commerce et d’industrie de Bobo-Dioulasso par les élus consulaires. Lui, c’est Lassiné Diawara, co-parrain de la 19ème édition de la semaine nationale de la culture Bobo 2018 et investisseur qui touche à tout depuis 40 ans. À la fois banquier, industriel et propriétaire foncier.

Par Ibrahima Sanou à Ouagadougou 

« Je n’avais pas de capital au départ ». Lassiné Diawara est aujourd’hui, à 69 ans, un homme incontournable dans le monde des affaires ouest-africaines. Le co-parrain de la 19ème édition de la semaine nationale de la culture, est né en 1949 à Bobo-Dioulasso. Il est titulaire d’une maîtrise en sciences économiques option gestion de l’Université du Bénin. Après ses études, il devient secrétaire général adjoint, puis secrétaire général de la chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat de Haute-Volta (devenue Burkina Faso) de 1974 à 1982. Il est par la suite nommé économiste à la CEAO (Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest) de 1984 à 1990. Entré dans le groupe Bolloré (France) en 1990, il est par la suite président du conseil d’administration de la Mabucig (manufacture burkinabè de cigarettes) filiale du groupe Bolloré, branche tabacs, passée sous contrôle du groupe britannique Imperial Tobacco depuis avril 2001. Il est aussi PCA de SDV-Burkina, Bank of Africa-Burkina Faso (BOA-BF), SITARAIL (Côte d’Ivoire). Lassiné Diawara est également président d’AGF Burkina Assurances. Vice-président de la SAPHYTO (Société africaine de produits phytosanitaires et d’insecticides) du groupe ARYSTA Life Science France, président-directeur général de la société anonyme générale de commerce et d’investissement (SAGECI Côte d’Ivoire). Il est administrateur de sociétés dans la région UEMOA (Mali – Niger – Côte d’Ivoire), président d’honneur du club des hommes d’affaires Franco-Burkinabè, vice-président de la chambre consulaire régionale de l’UEMOA, vice-président du conseil national du patronat burkinabè (CNPB). 

Un investisseur touche-à-tout

C’est un investisseur touche-à-tout. Le 30 novembre 2017 à Ouagadougou, Lassiné Diawara a transformé le syndicat des commerçants importateurs et exportateurs du Burkina Faso (SCIMPEX) dont il est le président en conseil interprofessionnel des entreprises du Burkina Faso (CIDEF). Selon lui, « Il était temps que le SCIMPEX se transforme en un organe moderne et adapté à la mondialisation ». « L’objectif consiste à doter la structure d’une force de proposition capable de bien représenter les intérêts respectifs de ses membres, de défendre, de faire accepter leurs points de vue et de constituer un lobby auprès des autorités publiques », a-t-il déclaré. À l’ouverture de la 19ème édition de la Semaine nationale de la culture, qui se tient sous le thème « la sauvegarde des valeurs culturelles : enjeux et défis », le co-parrain a exprimé sa fierté d’être associé à l’évènement pour magnifier la culture, socle de tout développement humain durable. «Nous affirmons ici notre engagement à ne ménager aucun effort pour apporter notre contribution à la réussite de la SNC BOBO 2018 », a-t-il déclaré. Selon lui, depuis plusieurs décennies, le Burkina Faso donne à la culture en générale et à la créativité artistique en particulier, une dimension exceptionnelle en organisant toutes les années paires, la SNC. « La SNC contribue ainsi à préserver non seulement les différentes facettes des patrimoines culturels nationaux riches et variés, mais aussi à soutenir la créativité artistique dans toutes les régions du BF » a-t-il fait savoir. Il a profité de l’occasion pour citer l’ancien président français Jacques Chirac tenue lors des rencontres pour l’Europe de la culture en mai 2002. « Nous devrions avoir l’ambition de faire avancer ensemble le beau dessein d’assumer la totalité de l’humain jusque dans ses contradictions et réunir dans une même synthèse, l’émancipation de l’individu et le besoin d’enracinement, le désir de la liberté et l’exigence de la solidarité, l’aspiration à l’universel et la diversité des peuples ».


 

Par Ibrahima Sanou à Ouagadougou 

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