• USA «Notre principale mission est d’aider nos partenaires Africains à renforcer leurs capacités de défense »

USA «Notre principale mission est d’aider nos partenaires Africains à renforcer leurs capacités de défense »

On assiste à un redéploiement stratégique des Etats-Unis en Afrique au plan militaire et sécuritaire depuis quelques années. En témoigne les soutiens de tout genre que l’armée américaine apporte à ses homologues africains. Brian Neubert porte-parole du département d’État des États-Unis pour la région Afrique explique en exclusivité à ANA le redéploiement américain en Afrique.

Interview réalisée à Accra par Blamé Ekoué

On assiste depuis quelques années à un regain des relations avec l’Afrique. Au plan sécuritaire et militaire, les États-Unis sont de plus en plus présents en Afrique. Pourquoi ce redéploiement en Afrique au plan sécuritaire?

Les États-Unis jouissent de partenariats forts en Afrique, y compris dans le domaine de la coopération sécuritaire. Les groupes extrémistes violents présentent une menace partout : au Sahel, en Afrique de l’Est et ailleurs. Notre principale mission reste d’aider nos partenaires à renforcer leurs capacités de défense. Nous concentrons nos efforts sur une aide aux pays et organisations régionales d’Afrique pour qu’ils puissent mettre sur pied des armées aptes et professionnelles qui respectent les droits de l’homme, l’état de droit et contribuent de manière plus efficace à la stabilité en Afrique.

Les relations ont toujours été bonnes avec certains pays anglophones en Afrique de l’Ouest dont le Ghana depuis les années 60. Quelle est aujourd’hui la relation qui lie le Ghana aux USA sur le plan sécuritaire?

Les États-Unis ont des liens forts et de longue date avec de nombreux partenaires en Afrique, le Ghana en est très certainement un exemple. Nous jouissons également de liens étroits avec des pays francophones tels que la Côte d’Ivoire, ainsi qu’avec des pays lusophones tels que le Mozambique. Comme le secrétaire Tillerson en a parlé avec les 37 délégations africaines venues à Washington en novembre dernier, les priorités politiques des États-Unis incluent la coopération sécuritaire, le développement économique et la bonne gouvernance. Les États-Unis félicitent le Ghana de sa transition démocratique de 2017 et j’ajouterais que le Ghana est actuellement en train de mettre en place un compact du Millenium Challenge.

Plusieurs équipes du Navy américain ont tour à tour formé la marine ghanéenne, togolaise et béninoise depuis quelques années. Quel est le but visé à travers ces formations périodiques?

Les États-Unis et les partenaires internationaux sont engagés à travailler avec les pays africains pour lutter contre la piraterie dans le golfe de Guinée. Ces couloirs maritimes ainsi que les zones de pêche sont d’une importance vitale pour la région. Ces formations renforcent les capacités de défense des forces africaines. Et j’ajouterai que, comme mes collègues de l’armée le disent souvent : « On ne peut pas accélérer l’instauration de la confiance. » On veut ainsi dire que les communications, formations et échanges réguliers instaurent des relations de travail durables entre les responsables de l’armée américaine et leurs homologues africains.

Au plan géopolitique, pensez-vous qu’aujourd’hui l’Afrique joue un rôle important dans la politique sécuritaire et de défense des USA?

Si vous regardez les réalisations du Commandement pour l’Afrique (AFRICOM) et considérez l’engagement continu des armées partenaires, vous aurez la réponse à votre question. Il est important d’ajouter que la politique des États-Unis en Afrique est une approche globale impliquant toutes les administrations publiques. La coopération dans le domaine de la sécurité est nécessaire, mais pas suffisante pour permettre le développement de tout le potentiel de l’Afrique. Les ambassades américaines sur tout le continent travaillent avec les pays hôtes, la société civile et le secteur privé pour faire avancer les domaines des échanges commerciaux et de l’investissement, de la santé, de la gouvernance et de la transparence, des infrastructures, ainsi que de la protection de l’environnement.

Est-ce-que ce redéploiement sécuritaire se justifie par l’intérêt économique puisque le continent attise l’appétit de toutes les grandes puissances ?

Il existe des défis en Afrique mais, plus important encore, il existe des débouchés formidables. La population de l’Afrique est la plus jeune au monde et les économies du continent connaissent la croissance la plus rapide qui soit. Le secrétaire Tillerson a accueilli ses homologues de 37 pays africains pour faire progresser les partenariats dans les nombreux domaines où nos intérêts convergent.


 

Interview réalisée à Accra par Blamé Ekoué

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