• Burkina Faso « 660 participants sont attendus à AFRICALLIA 2018 »

Burkina Faso « 660 participants sont attendus à AFRICALLIA 2018 »

Après une année d’exercice, Le Bureau de la Chambre de commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF) a organisé le vendredi 16 février 2018, une conférence de presse bilan. A cette occasion, nous avons échangé avec le Directeur Général Issaka Kargougou sur les perspectives de l’institution et ses attentes quant à la 5ème édition du Forum ouest-africain de développement des entreprises, AFRICALLIA.

Propos recueillis par Ibrahima Sanou, à Ouagadougou

Quel bilan faites-vous de l’an I de l’équipe de la Chambre de commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF) avec à sa tête Mahamadi Savadogo ?

Au cours de l’année 2017, plusieurs actions ont été posées. Au titre des services offerts aux entreprises, la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) a traité 5 611 294 tonnes de marchandises et créées 12 619 nouvelles entreprises. Nous avons aussi délivré 85 393 documents d’importation et d’exportation sur notre plateforme la SOGESY et diffusé 5 511 avis d’appel d’offres nationaux et internationaux. Nous avons également ouverts 2 nouveaux centres de formalité à Koupéla et à Banfora (2 villes du pays) et une négociation avec la Banque mondiale nous a permis d’obtenir la somme de 600 millions de F CFA pour renforcer les capacités des acteurs dans le secteur du pastoralisme au Sahel. Dans le domaine de la formation professionnelle, la CCI-BF a procédé à l’ouverture de 4 nouvelles filières (carrelage, peinture, maçonnerie, plâtre, staff); de 33 nouveaux centres d’alphabétisation avec 1200 apprenants dont 900 commerçants du secteur informel. 37 moniteurs d’auto-école, 100 déclarants en douane et transit ont également bénéficié d’une formation. 141 étudiants de l’Institut supérieur de génie électrique ont décroché leur diplôme de fin de formation et 13 289 autres personnes ont été formées sur les techniques pour participer aux marchés publics, la fiscalité, la comptabilité et la recherche de financement. Au niveau de notre axe stratégique programmé, nous sommes globalement à 74% de taux de réalisation physique au cours de l’année 2017 quoi que le plan de mandature ait été adopté tardivement. D’autre part, le taux d’exécution global physique du plan d’action sur la mandature 2016-2021 est de 47% par rapport à la prévision.

Quelles sont désormais vos priorités pour les années à venir ?

Pour la suite de notre mandature qui prend fin en 2021, nous prévoyons la réalisation de travaux d’extension du port sec de Bobo Dioulasso pour un coût global de 16 milliards de F CFA, la construction du port sec multimodal de Ouagadougou pour 25 milliards de F CFA, la construction d’un parking gros porteurs à Cotonou au coût de 2 107 millions de F CFA et la célébration des 70 ans de la CCI-BF. Nous prévoyons aussi le lancement des travaux de construction du siège national de la CCI-BF pour 4 milliards de FCFA ainsi que la construction du siège de la représentation CCI-BF à Lomé au Togo pour 503 millions. Nous venons de procéder au lancement du Centre d’Appels sur les Préoccupations des Entrepreneurs (CAPE). Ce centre permettra aux entrepreneurs, à partir de cette année, de poser leurs préoccupations et d’avoir des réponses.

Quelles sont vos doléances auprès de l’Etat pour assainir le milieu des affaires dans un contexte de défi sécuritaire ?

Dans un pays, l’amélioration du climat des affaires, est un effort constant. On ne peut jamais dire qu’on a fini d’améliorer. Dans le classement Doing business 2018 du groupe de la Banque Mondiale, le Burkina Faso a régressé passant de la 146è à la 148è place sur 190 pays. C’est pourquoi, le président de la CCI-BF a rencontré le président de l’Assemblée Nationale pour évaluer l’ensemble des textes qui régissent le monde des affaires dans notre pays afin de trouver les éléments de disfonctionnements et les améliorer.

Quelles sont vos attentes quant à la 5ème édition du forum Africallia qui se tient du 21 au 23 février à Ouagadougou ?

L’objectif de AFRICALLIA était de réunir plus de 400 chefs d’entreprises mais nous accueillerons au total pendant trois jours à Ouagadougou, 660 participants représentant 508 entreprises de 19 pays d’Afrique, d’Amérique, d’Asie et d’Europe. Le Burkina Faso, pays hôte est représenté par 280 hommes et femmes d’affaires. Les trois plus grandes délégations sont la République de Chine Taiwan avec 39 participants, la France avec 33 participants et la Tunisie avec 28 participants. La plus grande délégation Ouest africaine est celle de la Côte d’Ivoire avec 23 participants. C’est d’ailleurs, ce pays qui organisera la prochaine édition du Forum en 2020. Le Forum va offrir des opportunités aux entreprises de la sous-région de pouvoir nouer des partenariats entre elles et avec leurs homologues venus du reste du monde.


Propos recueillis par Ibrahima Sanou, à Ouagadougou

 

Vous pourriez aussi aimer

Actualité

Francophonie : place à l’économie !

Place du secteur privé, question du surendettement, de l’emploi des jeunes, des femmes … et du numérique. Autant d’enjeux évoqués pour la Première journée de la francophonie économique et numérique

Actualité

« Perspectives économiques en Afrique 2017 » : Libérer le potentiel des entrepreneurs africains

Les gouvernements africains doivent miser davantage sur les entrepreneurs africains pour industrialiser leurs économies. C’est en somme les conclusions de l’édition 2017 du rapport phare « Perspectives économiques en Afrique », publié le 22

Actualité

Casablanca : le FIAD fête ses 5 ans

Le Club Afrique Développement, fondé par le Groupe Attijariwafa bank, contribue à faciliter les échanges régionaux en développant la coopération Sud-Sud. Pour sa 5ème édition, le groupe co-organise, avec Maroc