• Togo 90% des Togolais connectés au haut débit d’ici 2022

Togo 90% des Togolais connectés au haut débit d’ici 2022

Nouveaux défis en matière révolution technologique au Togo. Le gouvernement envisage d’atteindre d’ici 2022, les plus de 90% de la population connectée à l’Internet haut débit. Pour y arriver, deux nouvelles licences de fourniture d’accès Internet ont été accordées à des opérateurs comme Téolis SA et Vivendi Africa Togo. Les objectifs recherchés par le pays sont d’élever le niveau de concurrence et faire baisser les prix.

Par Emmanuel Atcha, à Lomé

Le Togo fait de grands pas en matière de fourniture d’accès à internet. Dans ses perspectives pour le secteur numérique, le pays a annoncé qu’il ambitionne d’atteindre les 90% de sa population connectés à l’internet haut débit d’ici 2022. « L’une des ambitions que nourrit le ministère togolais de l’économie numérique, est de permettre à plus de 90% de la population et 95 % des entreprises d’avoir accès à l’internet haut débit d’ici 2022. Nous nous félicitons que le Togo soit classé dans le top 10 des pays africains sur les grands indicateurs internationaux du numérique », a indiqué Tsatsou Honoré Fiadjoe, conseiller technique du ministre des postes et de l’économie numérique. S’exprimant dans le cadre d’une conférence inaugurale placée sous le thème ‘‘économie numérique, bilan et perspectives’’, le responsable a assuré qu’à ce jour, plus de 50% des lycées et collèges sont équipés en réseaux et les TIC pleinement intégrés dans la formation des élèves et étudiants. M. Fiadjoe a aussi souligné qu’actuellement, le taux de pénétration de la connexion internet mobile, a dépassé 20%  en 2017 avec l’octroi de la licence 3 G à Etisalat. Selon lui, ce chiffre devrait considérablement grimper avec l’octroi de deux nouvelles licences et, une baisse du coût d’accès à internet. «Un écosystème pour l’accompagnement des acteurs privés et des entrepreneurs est en place et opérationnel », a déclaré le conseil technique du ministre togolais en charge du numérique.

Dans le top 10 des pays africains sur les grands indicateurs internationaux du numérique

Le défi de l’internet est un très grand pas pour le pays et les autorités en ont conscience. La ministre des postes et de l’économie numérique, Cina Lawson croit même qu’il s’agit d’un des leviers de croissance du pays. « Nous voulons que la population Togolaise soit formée et puisse avoir pleinement accès à l’ensemble des outils numériques pour qu’ils soient entièrement intégrés dans son quotidien. C’est pourquoi, nous nous attelons à faire en sorte qu’aucun togolais ne soit à plus de 5 km d’un point d’accès Internet. C’est aussi pourquoi nous soutenons les initiatives de mises en place de hostpot wifi des opérateurs sur tout le territoire », a déclaré la ministre. La responsable a aussi confié que son département envisageait à l’horizon 2030, d’être en mesure d’offrir à la population les moyens de s’approprier les plus importants leviers numériques de croissance existants. Aujourd’hui, le numérique apporte plus de 400 milliards Francs CFA à l’économie du Togo. Une contribution qui représente 10% du PIB national.

Démocratiser l’accès et promouvoir la concurrence

Aux grands défis, grands moyens, dit-on. Pour renforcer le dispositif d’accès à l’internet du pays et atteindre les ambitions, les autorités togolaises ont attribué en juin dernier deux licences de Fournisseurs d’accès internet (FAI) respectivement à la société Téolis SA et au groupe Vivendi Africa Togo (GVA Togo) pour promouvoir de la qualité de service et la compétitivité des prix au profit des usagers. « Nous avons accordé deux licences à deux sociétés récemment à savoir Téolis SA  et Vivendi Africa Togo pour fournir de l’internet à haut débit par voix mobile à la population. Cette attribution de licence s’inscrit dans la vision du gouvernement, qui entend démocratiser l’accès à internet au Togo», a d’abord confié la ministre des postes et de l’économie numérique qui indiquera ensuite que « l’attribution de ces licences permettra notamment d’améliorer la qualité de service de l’internet, de renforcer la concurrence avec pour conséquence une baisse des prix, de créer des emplois, de permettre aux consommateurs togolais d’avoir le choix entre plusieurs fournisseurs de service Internet et enfin, de clarifier les conditions d’exercice de l’activité des FAI ». Pour elle, il faut que le pays trouve des solutions pour s’adapter à l’évolution des nouvelles technologies afin de promouvoir au mieux, ce secteur. Mais au Togo, l’Etat ne fournit pas de connexion internet lui-même, mais se charge de la politique sectorielle des sociétés d’opérateurs mobiles qui sont des distributeurs à haut débit. Il s’agit de Togo cellulaire et de Togo Télécom et des fournisseurs privés comme l’opérateur Moov et les fournisseurs d’accès internet. Ces sociétés font actuellement face à des problèmes d’équipements, d’infrastructures qui ne correspondent plus à l’environnement des nouvelles technologies.

Un coût d’accès à internet élevé

Préoccupée par la cherté des coûts d’accès à l’internet au Togo, la banque mondiale en 2016, avait accordé un financement d’environ 17,410 milliards de francs CFA au pays pour améliorer la connectivité Internet. Cette enveloppe devrait également permettre de revoir à la baisse les prix d’accès à l’Internet et de mettre en place un environnement favorable pour le secteur de l’économie numérique. Rappelons qu’en Afrique de l’ouest, le Togo est l’un des rares pays où le coût d’accès à internet reste élevé avec un débit très faible.


 

Par Emmanuel Atcha, à Lomé

Vous pourriez aussi aimer

Actualité

Boni Yayi et François Hollande unis contre Boko Haram

Le président de la République du Bénin, Thomas Boni Yayi, en visite en France, s’est entretenu ce lundi matin, 9 juin, avec son homologue français, François Hollande, au Palais de

Vidéo

Interview « Je suis passionné par mon pays… et le business ! »

Les services, l’immobilier, les médias et aujourd’hui l’agriculture, Kiprono Kittony, PDG de Radio Africa Group et Capital Realtime, est un homme d’affaire accompli et avisé. De son expérience, il tente

Actualité

Laurent Thomas : “Il n’est plus question de réduire la faim en Afrique mais de l’éradiquer”

A l’occasion de la troisième Conférence internationale pour le financement du développement à Addis-Abeba (13-16 juillet), Laurent Thomas, sous-directeur général pour la coopération technique à la FAO (Organisation des Nations