• Parcours Célestin Tawamba, un créateur et protecteur des richesses

Parcours Célestin Tawamba, un créateur et protecteur des richesses

A 51 ans, Célestin Tawamba est à la tête du plus important mouvement patronal du pays depuis le 29 juin 2017. Par ailleurs président du groupe Cadyst Invest (Panzani, Pasta ou encore la Compagnie industrielle pharmaceutique (CINPHARM), l’industriel pèse à lui seul 55 milliards de FCFA. Une fortune qu’il a amassée au bout de plusieurs années de dur labeur.

Par Didier Ndengue, à Douala

Il arpente  sereinement les couloirs de l’immeuble siège du Groupement Inter-patronal du Cameroun (Gicam). Logé au troisième étage du bâtiment, Célestin Tawamba emprunte l’ascenseur sans protocole, ni trompette tous les matins. Sourire aux lèvres, il salue ses collaborateurs au passage. Symbole de liberté. A 51 ans, l’originaire de l’Ouest du Cameroun est à la tête du plus important mouvement patronal du pays depuis le 29 juin 2017. Par ailleurs président du groupe Cadyst Invest (Panzani, Pasta ou encore la Compagnie industrielle pharmaceutique (CINPHARM), l’industriel pèse à lui seul 55 milliards de FCFA. Une fortune qu’il a amassée au bout de plusieurs années de dur labeur.

Une bataille acharnée contre la domination des multinationales sur les Pme locales

Mais le patron des patrons camerounais ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Le successeur d’Armel François, qui assurait l’intérim de la présidence du Groupement depuis le décès d’André Fotso survenu en août 2016, mène une bataille acharnée contre la domination des multinationales sur les Pme locales. Annoncée dès le jour même de son élection. En s’érigeant en protecteur des entreprises naissantes, il a ramené sa mandature à trois ans, au lieu de 5 ans comme à l’époque.

Pour ce magnat des affaires, les entreprises locales passent avant toutes les autres. C’est cette politique qui lui a valu une victoire écrasante le jour du scrutin. On se souvient qu’après deux heures de vote, les résultats étaient tombés : sur 173 votants, 153 ont plébiscité la liste « Le GICAM en action » de Célestin Tawamba; 19 ont voté contre et 01 a voté bulletin nul. Le président est secondé par 11 conseillers exécutifs, parmi lesquels Sanda Oumarou (président du Conseil d’administration de CENAINVEST), nommé premier vice-président et Emmanuel de Tailly (directeur général de la SABC), deuxième vice-président. M. Tawamba avait également promis qu’il œuvrera pour un Gicam « de service, d’action et de résultats concrets », suivant le triptyque: « Rassemblement-Réconciliation- Refondation ». Le nouveau président s’engageait ainsi à servir le Groupement avec « humilité, foi et détermination », à l’image de ses prédécesseurs.

Un opérateur économique déterminé

Rappelons que l’actuel président du Gicam avait quitté l’institution en 2008. « Il avait quitté l’organisation à la suite d’une élection perdue par la liste de l’assureur Protais Ayangma et sur laquelle il figurait », apprend-on au sein du mouvement patronal. Après leur défaite, Protais Ayangma et son équipe ont fondé une structure concurrente dénommée Entreprises du Cameroun (Ecam).

Dans ce nouveau mouvement patronal, Célestin Tawamba devient vice-président, derrière Protais Ayangma. En tant que vice-président, il est limité dans ses opérations. Le 16 novembre 2016, il remet sa démission à Ecam pour un retour remarquable à la maison. Après le décès d’André Fotso, le Gicam a traversé une période très difficile sous le mandat de François Armel. Ne pouvant donc pas aller jusqu’à la fin de son mandat, le Français va renoncer à la présidence du groupement.

Le retour de l’enfant prodige

Désormais, tous les projecteurs sont tournés vers le Camerounais. Mais Célestin Tawamba restera discret jusqu’au bout, même s’il savait pertinemment qu’il n’avait pas de rival en face. La discrétion et le travail font partie de ses points forts. Celui qui fait partie des modèles de réussite au Cameroun, est de ceux qui pensent que l’argent n’aime pas le bruit. Le diplômé de Hautes Études de Commerce (HEC) et de l’université de Paris Dauphine, entame sa carrière professionnelle dans le cabinet d’expertise comptable Ernst and Young. Après quatre ans au poste de superviseur d’audit, il quitte la boite pour une compagnie d’exploitation forestière appelée Hazim, où il devient le directeur financier. Quelques années plus tard, il quitte le Groupe Hazim pour monter son propre business.

Mais les banques qu’il sollicite, refusent de lui prêter de l’argent. Le patron du groupe Hazim va lui faire confiance en le soutenant financièrement pour le lancement de sa structure La Pasta en 2002. En un laps de temps, ses pattes alimentaires vont conquérir le cœur des consommateurs camerounais et de la sous-région de l’Afrique centrale. L’entreprise compte un chiffre d’affaire de 35 milliards de Francs CFA et emploie plus de 500 camerounais et de nombreuses autres personnes dans la zone Cemac. Le créateur des richesses a également investi dans l’industrie pharmaceutique et soutient régulièrement les jeunes qui, comme lui, partent de rien.


 

Par Didier Ndengue, à Douala

 

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