Côte d’Ivoire Modernisation du chemin de fer Ouagadougou-Abidjan

262 milliards FCFA d’investissement pour un chemin de fer plus productif pour le port d’Abidjan. C’est le budget annoncé pour le lancement des travaux de modernisation du chemin de fer Ouagadougou-Abidjan.  853 Km de voie ferrée seront réhabilités entre les deux capitales par le Groupe Bolloré, concessionnaire du transport par voie ferroviaire entre Abidjan-Ouagadougou et Kaya.

Par Issiaka N’Guessan à Abidjan

Ivoiriens et burkinabè étaient réunis  lundi 4 décembre pour le début effectif des travaux de modernisation de la voie ferrée, Abidjan-Ouagadougou-Kaya pour un coût de 262,4 milliards FCFA durant huit (8) ans en deux phases, « avec 51 passages à niveau sécurisés, 31 gares et 50 ouvrages d’art réhabilités » selon Eric Meylet, représentant à la cérémonie du groupe Bolloré.  Il a indiqué que Sitarail a engagé « 50 jeunes conducteurs de train » après formation. « C’est dans les mains de la jeunesse que se trouve l’avenir de nos entreprises » a fait savoir l’émissaire du Groupe Bolloré.

Un outil d’intégration régionale

La première phase verra l’injection de 85 milliards FCFA entre 2018 et 2021 « pour la rénovation du réseau ferroviaire et 70 milliards pour l’acquisition ainsi que la modernisation des équipements, locomotives et wagons » fait savoir Sitarail. « Sitarail, c’est indéniable, constitue un outil majeur de coopération entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso » a soutenu Eric Meylet. « A l’issue des travaux de modernisation, nous serons en mesure de transporter chaque année 5 millions de tonnes, dont 2 millions de marchandises générales et 3 millions de tonnes de minerais, notamment du manganèse et 800.000 voyageurs » a-t-il insisté. « Le chemin de fer est un outil d’intégration régional essentiel, au service des populations et des régions traversées » a soutenu le représentant du Groupe Bolloré.

Support de productivité pour le port d’Abidjan

Pour le ministre Amadou Koné, la modernisation de cette infrastructure ferroviaire est un « nouveau grand départ » qui a pour objectif de faire jouer au port d’Abidjan « son rôle » moteur de poumon économique car « important pour le Burkina Faso » selon Souleymane Soulama, ministre burkinabè des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière.

Amadou Koné lie ces travaux à l’exploitation future de « notre immense potentiel minier, le développement de nos projets agro-pastoraux et l’industrialisation de nos Etats requièrent le concours du chemin de fer, outil privilégié pour les transports lourds, à longues distances et moindre coût et mieux respectueux de l’environnement » a indiqué le ministre.

De 37 h de durée de voyage, ce temps sera de moins de 25% avec une vitesse qui passera de 90 à 100 Km/h au lieu des 40 Km/h actuels. Après 113 ans de vie, et le premier programme de réhabilitation décidé en décembre 1994, pour un coût de 40 milliards FCFA lancé en 1997, « le rail continue d’occuper une place de choix dans le développement de nos Etats » a insisté Amadou Koné.

Sitarail, c’est 1500 personnes, 3000 emplois et 200 entreprises sous-traitantes en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso.


 

Par Issiaka N’Guessan à Abidjan

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