• UEMOA « L’entreprenariat en Afrique n’est pas un choix, c’est une question de survie ! »
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UEMOA « L’entreprenariat en Afrique n’est pas un choix, c’est une question de survie ! »

Alors que la zone UEMOA apparaît comme exemplaire en terme d’intégration régionale, de croissance, de vitalité avec un espace composé de plus de 100 millions de consommateurs, plus de 30% des jeunes sont au chômage. Un paradoxe au cœur de la rencontre qui se tenait les 7 et 8 décembre à Lomé, sur le thème « UEMOA : Entrepreneuriat et Croissance ». Une initiative co-organisée par la société Emergence Capital, le think tank Club 2030 Afrique et l’AFD, en partenariat avec les Young Leaders AfricaFrance, qui, assure-t-on, sera suivi d’actes concrets.

Par Dounia Ben Mohamed, en direct de Lomé

La jeunesse africaine est décidément au centre de toutes les préoccupations en cette fin d’année 2017. Après le Sommet UE-Afrique qui se tenait en novembre dernier à Abidjan, et dont l’accent était porté sur les jeunes et l’emploi, la société Emergence Capital, le think tank Club 2030 Afrique et l’AFD, en partenariat avec les Young Leaders AfricaFrance, organisaient les 7 et 8 décembre dernier à Lomé une conférence sur le thème : thème « UEMOA : Entrepreneuriat et Croissance ».

Construire l’écosystème qui va permettre à ces jeunes pousses d’éclore

Une initiative portée par Khaled Igue, président du Club 2030 Afrique et Edem Tengue Directeur d’Emergence Capital et Young Leaders. « Il y un an, avec Edem Tengue, lui Togolais, moi Béninois, deux pays très proches culturellement, avons eu l’idée de ce forum. En partant d’un constat très simple. La zone UEMOA est un exemple en matière d’intégration sous-régionale dans toute l’Afrique mais la moitié de la population, qui a trente ans, connaît un chômage criant. Venons réfléchir à la question de l’entrepreneuriat et à la construction de l’écosystème qui va permettre à ces jeunes pousses d’éclore. Ce qui est dans l’âme de notre think tank. Trouver des idées innovantes quand il y a quelque chose qui bloque et aider les pouvoirs publics et la société civile. »

«2030, c’est un cap. D’ici là nous devrons atteindre nos objectifs : le droit à l’éducation, à la santé, à l’énergie et à se nourrir »

A travers l’exemple du Togo, hôte de la manifestation, un pays qui connaît depuis plusieurs mois des tensions socio-politiques, alors même qu’il connaît une embellie sur le plan du développement économique et humain, salué par les institutions internationales et la très respectable Fondation Mo Ibrahim qui le classe au deuxième rang des dix pays les plus réformateurs du continent en matière de bonne gouvernance dans son indice 2017, soulignant « des bonds considérables ».

« Nous avons décidé de cette conférence il y a un an, bien avant que les discussions politiques au Togo ne commence, précise Khaled Igue. J’appartiens à une génération complètement en rupture avec ce qui se faisait auparavant : ce n’est pas parce qu’il y a du remue-ménage dans nos pays africains que nous ne devons plus y mettre les pieds. Quand il y a des manifestations aux USA ou en Europe on ne fait plus de conférence ? Alors que ce qui est important, la valeur d’un think tank, au contraire c’est d’y être. Quand on connaît des difficultés pour trouver des solutions, le think tank va proposer des recommandations. » D’autant que, assure-t-il, ce forum doit aboutir sur des actes concrets. « Les conclusions des quatre workshop vont être restitués aux autorités locales et à celles de l’UEMOA et en marge de la conférence, nous allons électrifier une école et des maisons dans un village avec Baobab, avant d’installer, dans quelques mois, avec Makesens un incubateur dans le pays. »

« Dans les 30 prochaines années, les Africains seront les plus grands entrepreneurs du monde. »

Ce qui est dans l’essence même du Club 2030 : apporter des solutions africaines et concrètes à des problématiques africaines. «2030, c’est un cap. D’ici là nous devrons atteindre nos objectifs. » A savoir, 4 besoins essentiels selon Khaled Igue : le droit à l’éducation, à la santé, à l’énergie et à se nourrir. « L’entreprenariat en Afrique n’est pas un choix, c’est une question de survie ! Dans les 30 prochaines années, les Africains seront les plus grands entrepreneurs du monde. La jeunesse de l’Afrique constitue sa force. L’entreprise est la solution pour répondre aux défis des pays, un vecteur d’épanouissement social et un levier de développement dans nos pays. Je pense vraiment que le seul avenir que nous sommes capables de prédire pour l’UEMOA c’est celui que nous avons décidé de créer ensemble. »

Des prérequis pour valoriser l’environnement économique des pays

Un écosystème qui demande une parfaite synergie entre le public, le privé et la société civile selon José Kwassi Symenouh, ancien président de l’association des grandes entreprises du Togo, ex- directeur général de NSIA Togo, aujourd’hui PDG de la Protectrice, intervenant au forum. « Il n’y a pas de création d’emploi sans croissance, pose-t-il comme préalable. Et le principal acteur de cet objectif : le secteur privé, la création d’emploi public ayant révélé ses limites. Toutefois, il ne peut atteindre seul ses objectifs, le partenaire essentiel reste l’Etat avec toute la force publique. » Avec des prérequis à mettre en place pour valoriser l’environnement économique des pays : la stabilité politique ; un cadre institutionnel favorable aux investissements ; la protection des investissements ; une justice équitable ; une politique fiscale attractive ; des formations adaptées aux besoins de l’économie… « De l’attractivité de nos pays dépendront notre développement. Une mission qui nous incombe à tous, public comme privé. »

« En intéressant les jeunes à l’agriculture, au numérique, aux futurs métiers, nous leur permettons de créer des emplois »

Et pour l’un comme pour l’autre, la jeunesse apparaît au cœur de toutes les priorités.  « Nous le savons tous, la jeunesse constitue une force, lance Victoire Dogbe, Ministre du développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, avant de partager son point de vue. Parce que dans la plupart de nos pays la population est jeune. 75% de la population a moins de 35 ans. Un peu plus de 30 000 jeunes diplômés entrent dans le marché du travail chaque année. Une force parce que les jeunes ont la fraicheur, la vigueur, cette fougue d’entreprendre, ils sont ouverts aux nouvelles méthodes de travail et au monde. Nous avons compris dans notre pays qu’il faillait investir dans cette jeunesse. Si on ne fait rien, cela peut entrainer des situations complexes qui ouvrent la voie à l’extrémisme, aux aventures hasardeuses vers l’immigration. » Dans une société déjà agitée par des tensions socio-politiques majeures, le gouvernement a ainsi mis en place toute une série de mesures dédiées à la jeunesse, sommairement présentée par la ministre. « Qu’est ce que le Togo fait concrètement : nous avons compris qu’il fallait agir tout rapidement à travers des mécanismes de fonds appuie aux initiatives des jeunes, pour leur donner la possibilité d’entreprendre à travers toute une série d’accompagnements et de formation assurés par le Fonds d’Appui Aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ) et le Programme d’Appui aux Développement à la Base (PRADEB). » Le Togo mise aussi sur le volontariat pour « transmettre aux jeunes des valeurs civiques » et comme partout désormais, sur l’agriculture et le numérique. « Ce qui nécessite de mettre à niveau notre système éducatif. En intéressant les jeunes à l’agriculture, au numérique, aux futurs métiers, par exemple ceux entourant l’activité portuaire, nous leur permettons de créer des emplois ». A la fois pour eux, pour les autres également.

«Nous sommes la première génération qui ne demande pas de l’aide mais qui a le courage de réclamer un commerce équitable, une croissance partagée. »

C’est le défi. Une responsabilité qui incombe à la génération actuellement aux affaires, tant sur la scène publique que privée selon Edem Tengue. « Nous sommes la première génération qui ne demande pas de l’aide mais qui a le courage de réclamer un commerce équitable, une croissance partagée. » Et de souligner les opportunités, mais également les défis que connaît l’Afrique aujourd’hui. « C’est le première fois que l’humanité assiste à une transition démographique de cette ampleur. 2,8% de taux de croissance en 2016, avec un faible repli du fait de la chute des cours des matières premières ; 3,4% attendu cette année, sous réserve de l’amélioration des cours, plus de 4% en 2018. C’est vrai c’est une croissance qui connaît des fragilités mai qui reste forte. Mais elle doit s’accélérer pour faire face aux besoins immenses induits par cette croissance démographique. Pour tirer parti de ce dividende démographique, l’Afrique doit absorber cette main d’œuvre toujours plus nombreuse dans des activités productrices. 29 millions d’Africains entreront chaque année sur le marché du travail d’ici 2030. » Rappelant que l’Afrique connaît la plus forte proportion de personnes en train de créer ou gérer une activité, 22% (contre 19% en Amérique latine), la plus jeune également, avec une moyenne de 31 ans (36 ans en Asie du Sud Est), la plus féminine avec 40% de femmes en mesure de créer une entreprise sur le continent contre 10% dans l’OCDE, il assure : « Il est désormais clair, au regard de toutes ces données, qu’en réglant le problème de l’entreprenariat, l’Afrique règle plusieurs de ces problèmes. »

Des recommandations… pour passer à l’action !

Et c’est à la mise en place de cet écosystème que plancheront au cours de ses deux journées près de deux personnes, chef d’entreprises européens et africains, représentants d’Organisations Internationales et africaines, startuppeurs, experts en finance, formation, et autres… Et des jeunes du Togo et d’ailleurs. Invités d’honneur du forum. « Nous sommes ici pour célébrer votre jeunesse, votre dynamisme et pour rappeler que vous êtes ceux qui comptez le plus. Cette jeunesse qui créé de la valeur, de l’emploi. C’est pour vous que nous sommes là! », leur adressera Edem Tengue. Et à en croire ce dernier, les échanges auront été fructueux puisqu’ils auront débouchés sur une série de recommandations. Lesquelles ont dans un premier temps été remises au premier ministre du Togo qui a reçu les organisateurs en audience le 8 décembre, avant d’être transmises aux responsables de l’UEMOA et aux acteurs publics nationaux. « Nous devons désormais passer à l’action, exhorte Edem Tengue ». Pour que la principale force de l’Afrique, sa jeunesse, ne devienne pas une bombe à retardement…


Par Dounia Ben Mohamed, en direct de Lomé

 

 

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