• Maroc Aéronautique, the Sky is the Limit
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Maroc Aéronautique, the Sky is the Limit

Avec une croissance à deux chiffres dans le secteur, le Maroc se positionne comme l’une des sérieuses plateformes mondiales de production aéronautique. Retour sur les succès d’une activité prometteuse.
Par Abdennabi Aboulaarab, à Casablanca

Selon les prévisions du premier constructeur aéronautique mondial, Boeing, les compagnies aériennes auront besoin de près de 40.000 avions neufs au cours des 20 prochaines années, soit un besoin estimé à  2000 appareils chaque année, un marché colossal d’une valeur de 5.900 milliards de dollars. Le secteur aéronautique ne s’attend donc pas à retour de cycle. Au Maroc, on assure que le secteur aéronautique national est un des seuls au monde à connaitre une croissance aussi rapide. «Du jamais vu !», s’enthousiaste Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique. Conséquence logique, « les carnets de commandes des constructeurs connaissent une pression, ce qui crée des goulots d’étranglement dans la chaîne de production des sièges, moteurs et plein d’autres composants», relève Moulay Hafid Elalamy.

Une aubaine pour l´économie marocaine, toujours à la recherche de nouvelles opportunités. Un tel déficit de capacités de production ne peut que se traduire par de réelles perspectives de croissance et de développement pour l’industrie nationale qui compte jouer la carte de la flexibilité, de la rapidité des plateformes et de la proximité géographique pour mieux les capter.

La décision historique de faire de l’aéronautique un des métiers mondiaux du Maroc avait pris au départ les airs d’une plaisanterie. En effet, qui pouvait parier sur le lancement d’un secteur de pointe, aux risques financiers et technologiques très élevés, protégés par de solides barrières à l’entrée, quasi-insurmontables, et dominé par un club très fermé de constructeurs mondiaux, soutenus par leurs Etats d’origine, des superpuissances mondiales.

17 % de croissance annuelle

Et pourtant, le pari pourrait bien être relevé. Aujourd’hui, ce secteur, entièrement destiné à l’export, contribue à l’équilibre de la balance commercial du Maroc, avec un chiffre d’affaires de plus de 10 milliards de Dhs, représentant 4.5% sur le total des exportations du pays. Employant 12 000 personnes, et comptant plus de 130 entreprises étrangères installées, ce secteur peut se targuer d’afficher un chiffre insolent et très significatif : sa moyenne de croissance annuelle depuis 2010 est de 17% !

Dans ce cadre, la décision historique de l’implantation de Bombardier Aéronautique au sein de la zone franche aéronautique Midparc de Casablanca a été une impulsion majeure pour le secteur. C’est comme « l’arrivée d’une star dans une équipe de soccer : ça donne de la crédibilité à toute l’équipe. Le fait de voir un poids lourd s’installer, ça donne un rayonnement supplémentaire à ce qui se fait au Maroc. Ça crédibilise toute la filière aéronautique ». Des mots très signifiants de Benoît Martin-Laprade, Directeur général de l’usine d’Aircelle, autre entreprise fabricante de matériaux composites implantée au sein la même zone franche aéronautique.

L’enjeux : augmenter le taux d’intégration

Pour l’avenir, les performances pour ce secteur sont revues à la hausse ! Raison invoquée, les objectifs fixés pour le plan 2014 – 2020 seraient atteints avant même la fin de cette période.

Après le lancement, en 2015, de quatre premiers écosystèmes aéronautiques dans les filières de l’Assemblage, du Système électrique-câblage et harnais (EWIS), de l’Entretien-réparation & révision (MRO) et de l’Ingénierie, deux nouveaux écosystèmes ont été lancés, celui des moteurs et celui des matériaux composites. «Leur mise en place est devenue nécessaire pour l’accélération du développement du secteur», soutient le même Moulay Hafid Elalamy.

L’enjeu reste pourtant le taux d’intégration, resté faible, à 17%. L’objectif est de le porter à 35% d’ici 2020, date d’échéance du Plan Emergence Industrielle en cours. A la fin de celle-ci, le nombre de nouveaux acteurs installés serait porté à 100, permettant de créer 23.000 emplois supplémentaires, et d’hausser le chiffre d’affaires à l’export du secteur à 16 milliards de DH.


 

Par Abdennabi Aboulaarab, à Casablanca

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