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Côte d’Ivoire : Cepici, facilitateur des investissements

Pour faire du pays « une terre d’investissements » le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire  (Cepici) a – depuis la fin de la crise ivoirienne – intensifié son offensive en vue d’inciter à la création d’entreprises. Avec pour objectif l’émergence dès 2020.

Selon le Directeur Général du Cepici, Esmel Essis Emmanuel, « depuis 2013, 57 réformes ont été réalisées en direction des PME pour un montant de 16 milliards FCFA. » Ainsi, sur la seule année 2016, on dénombre la création de 12166 entreprises, contre 9534 en 2015. C’est une moyenne de « 50 nouvelles sociétés qui se créent chaque jour sur le territoire », un autre levier pour atteindre peut-être l’émergence en 2020.

 

Avant, le parcours du combattant 

 

Pour Touré Almamy –  PDG de Almamy Touré Transport, meilleure entreprise de transport ivoirienne et Prix d’excellence 2016 – comme pour N’guettia Assouman – 3e Vice-président de l’Association des exportateurs de cajou de Côte d’Ivoire  (AECI) – la création d’entreprise a longtemps été un parcours difficile, avant que le Cepici n’améliore substantiellement les démarches.

 

« Avant, le notaire faisait toutes les démarches, c’est lui qui s’occupait de tout en trois semaines… Ou souvent plus : cela dépendait de sa compétence… » indique Touré Almamy. « J’ai créé ma première entreprise en 2009. Ce n’était pas facile : il y avait trop de papiers à confier – et c’était beaucoup d’argent, beaucoup de temps, beaucoup de documents… On était confronté au bon vouloir des fonctionnaires » insiste pour sa part, N’guettia Assouman.

 

L’émergence, plus que trois ans

 

Pour atteindre l’émergence, le Plan national de développement (PND) prévoit 30 000 milliards FCFA sur la période 2016-2020. Ainsi, les actions menées ont produit 17 accords internationaux, généré 6647 emplois en 2016 – à ajouter aux 6533 emplois déjà créés en 2015 – et les entreprises créées ont dégagé 672 milliards FCFA.

 

Si les investissements directs étrangers  (IDE) progressent – et ont vu entre autres la France reprendre une place de leader – le Cepici encourage aussi au développement « d’une frange d’investisseurs locaux. » Par exemple, « avec 15000 FCFA, on peut créer une entreprise, sans forcément se rendre chez un notaire, en un seul jour. » C’est cette « attractivité de la Côte d’Ivoire » qui doit permettre d’atteindre l’objectif de l’émergence – un espoir qui « n’est plus une vue de l’esprit mais une réalité » selon Emmanuel Essis Esmel.

 

Des efforts à faire 

 

Si la Côte d’Ivoire est à la seconde place de la zone Uemoa, elle est encore au 142ème rang au niveau mondial, d’après le classement Doing Business. C’est pourquoi les membres de Cepici estiment que « les efforts n’ont pas été suffisants » et se fixent de travailler prioritairement sur « le transfert de propriété et le commerce transfrontalier. » Bien sûr cette marge de progression nécessite aussi une relative stabilité politique, que les dernières mutineries sont venues infirmées.

 

Mais pour Diaby Ibrahim le directeur du PND, « toutes les nations connaissent des soubresauts. La Côte d’Ivoire n’a pas plus de problèmes que les grandes nations. Quand on marche, on trébuche un peu. » Une autre façon d’expliquer que sur les 30 000 milliards FCFA du PND, 700 milliards FCFA sont aussi prévus pour la loi de programmation militaire.


 

Auteur : Issiaka N’ GUESSAN // Photos : Esmel Essis Emmanuel, Directeur Général du Cepici – Nguettia Assouman, PDG Sidcom, 3e Vice-président de l’Association des exportateurs de cajou – © Issiaka N’ GUESSAN

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